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23/11/2009

côté jardin, côté...

La rose de porcelaine

Balance son jupon nacré.

 

Elle hume le soir qui tombe,

En appelle à la lune,

Au Dieu vivant.

 

Tectec s’est caché

Au creux du nid douillet

Offert à ses peurs.

 

Mais le baiser du papangue

Cueille en ses chairs meurtries

La rage de vivre.

 

La salsepareille

Egrène billes sang,

Calicots cœurs piquant.

 

Et la forêt se baigne de ronces,

Filaments de brume

Ombrés de mon âme cendre.

 

A pleines mains, je pleure

Mon bonheur embroussaillé...

07:33 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

25/03/2009

vacance

L’aurore rose et dense

Biffe la suffisance

De la raison endimanchée.


Peau suspendue entre ciel et onde,

J’interroge l’âme du monde,

Zébrée à blanc par la beauté oubliée.


Et les mots désœuvrés filent

Colliers de pacotille

Sur la trame de mes jours légers.

04:31 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (5)

03/02/2009

écho-onde...

Quelle présence quand les regards ne rencontrent pas les corps, quand les gestes sont taris, quand les mots sont partis ?

La présence du souvenir ? Statue décorée au fil des jours qui passent, avec les couleurs du vent qui nous berce ou nous brise...

Une seule lettre entre ‘je sais’ et je suis’… Une seule lettre qui porte la Vie.

Mais reste quelque chose de ténu, insaisissable dans sa fragilité, qui parle de la rencontre après la présence... un petit sourire de rien du tout qui vogue dans le ciel, juste au bord du monde, juste au bord de mes yeux...

Oui, la présence offerte, pour un jour, un matin, ne sait plus s’en aller. Elle vibre et construit ma réalité, devenue atome de mon regard.

03:54 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2008

ailleurs.

Etrave fendant flots

Tes mains sur ma peau.

Vent hurlant dans la misaine

Tes pas loin de ma géhenne.

 

Parti. Ailleurs.

 

Tu as vidé tes poches

Sans regrets, sans repproches,

Jeté tes billes sans anicroches,

Enfoncé ton chapeau-cloche.

 

Mon enthousiasme avec.

 

Libre comme l’air

Dans une bulle d’eau claire.

Les cris de la terre

S’ensemencent en enfer.

 

Quand je le reverrai...

 

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04/09/2008

réveille-toi!

Réveille-toi, mon amour !

La montagne a rosi.

Ancre d’eau vive tes pieds engourdis.

Réveille-toi, mon amour !

Au libre chant de la pluie,

Tectec a fait son nid.

Réveille-toi, mon amour !

Le jour, coupelle aux ailes bleuies,

M’appelle et me ravit.

05:06 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

16/07/2008

vortex

Le blog est un vortex. Epuré de sueur, creuset d’humanité. Je me cogne où je veux, inventant un chemin en clair-obscur. Sourire à main tendue. Mots antennes-escargot, goûter l’air pur, humer vent du large... ailleurs.

Ici, c’est l’hiver et j’ai la tête à l’envers. Seuls les platanes se sont déshabillés par nostalgie de leur hémisphère. Les cannes fleurissent, mauves-roses-argentées, vacillant leur chanson. A leurs pieds les sentitives se font plumes, à leur cou, les tectecs se font houle. La terre éclaire la bonté de l’air.

La souffrance, la folie ne prennent pas de vacances. Larmes tatouées au coin des paupières, corps griffés de la peur d’être deux... Non ! La souffrance ne prend pas de vacances. Alors, je reste aussi. Sourire à main tendue.

Et tu m’as cueillie de tes yeux, sculptée-peinte en fontaine. L’hiver se balance, mauve-rose-argenté...dans le ciel farouchement bleu.

Ce blog est un vortex... qui m’aspire et me laisse, m’évanouir entre tes caresses.

 

04:44 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (2)

12/05/2008

Bienséance.

Sagaie aux dents busquées,

Ornée d’honorables colifichets,

Danse la mort au creux de ma chair,

Crible d’acide et ma peau et mon air.

Voix rouillée, barbiturée,

Crève dans les fioles ébréchées

De la folie assumée.

Paroles tues,

Pire que ciguë.

J’ai mis mon tchador de bienséance,

Celant à vos yeux mes plaies béantes.

L’homme n’a jamais pardonné

La côte qui lui a été volée.

 

11:27 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2008

et demain sera bleu...

L’espérance a goût de cèdre

Tabernacle de ta parole inachevée.

Tu m’as donné l’amer des hommes

Et je me suis noyée.

Cube d’ébène sur ma langue,

Serre encore un peu plus mes chaînes

Que je ne m’envole pas.

L’espérance imaginée

File mon âme au gré des lames.

Et demain sera bleu...

05:04 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (1)

22/04/2008

le mendiant.

Il s’acharnait à tout va,

Creusant rouge à tour de bras,

Puisqu’enfin il possédait.

Ombre de ce qu’il voulait.

Ombre de ce qu’il faisait.

 

Ombre s’est envolée !

 

Contraints par ses cris

De bête aux abois,

Les hommes de loi,

Les femmes de foi,

N’ont pas capté

Le seul regret attaché

A ses yeux hallucinés :

N’avoir fait perdurer

Battoir en ses mains,

Butoir à sa colère.

 

Pitié de l’humanité !

 

Dans sa main tendue,

Pitoyable et affamée,

J’ai craché l’obole.

Et un regard de feu,

A lavé nos âmes.

20:22 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2008

petite madame

Petite madame, j’ai vu, tu sais,

La dentelle de peau à ton poignet.

J’ai vu le cœur-bobo

Lestant ton épaule nue.

J’ai vu tes doigts perlés,

Rouge-sang écaillés…

Ecaillés comme ton âme

Posée au coin de mon bureau.

Et toi, petite madame, as-tu reçu

Le feu caresse de mes yeux

Sur tes plaintes trop délavées ?

Dis, as-tu senti ta colère cloîtrée

Frissonner, bondir et ricocher

Et me sourdre en cris creux ?

Non, petite madame, non !

Plus de sœurs, de foutre souillées !

Plus de terreur murmurée !

Te faire hurler, je le veux !

Ils t’entendront bien ces malotrus,

Ces  vauriens, ces moins que rien !

Ils t’entendront bien, ces chiens,

Si à ta voix j’ajoute l’oriflamme

De ma colère fanée au confort de mes jeux!

Et ouvrir les écluses et griffer l’eau

De toutes les armes en sursis

Au fond des cœurs meurtris…

Je suis pour la libre circulation

Des biens et des idées…

Et de l’Amour aussi, bécali !

19:02 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (2)

sipek pardon ek kamaléon

Je l’ai croisée sur le bord du chemin. Elle regardait, souriant, les autres, gloussant, se trémoussant, chamarrés, affolés d’arriver premiers.

Ombre verte fondue dans l’herbe, postée en sentinelle. Ses longs membres fins dépliés droit devant, invite offerte à la beauté.

-   Petite sauterelle, âme chipèque, si la beauté est but ultime, dis moi donc, quel est son nom ?

-   Petite tête camaléon! ce ne sont pas les autres que je porte à mes yeux ! Je souris de leurs ombres qui viennent danser sur ma peau et me font robe de beauté !  Et toi, passe donc ton chemin, tu lui fais tache à rester là immobile !

 

Sipek pardon, la kas zasièt en mil morso,

Kas mon koko, pou bwar do lo.

Mwin la kos koté d’li

Mwin la gob son vi!

Astér sé mwin ki véy si bor somin

Mon dé pat kroisé sou mwin !

Astér mi vey, m’enfou pas mal,

Tout bann valal tran giny la gal

Si tantelman zot lang i pandiy

Dépi gran matin !

03:29 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2008

nuages

Et la  montagne bleue oublie d’être belle pour se mirer en son ombre.

Nuages a rosi ses cheveux…

Si j’apprécie, parfois je le dis, parfois juste je souris.

Regarde donc dans mes yeux si je t’aime et laisse les couleurs café-crème.

04:15 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (4)

29/01/2008

chut!

Un amour m’est poussé.

Tout chaud, tout mordoré.

Fallait bien le donner !

Je l’ai déposé à son oreille,

Comme un petit enfant

A la porte d’un couvent.

Et je suis partie…

Faut  pas déranger sa vie !

Chut ! que le vent m’accueille !

J’ai à danser maintenant !

.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.

 

Palefrenier de l’extrême,

Colle mors aux dents de la sirène

Et trempe en misouk

Son cri dans l’océan,

L’égoutte et le brique

Et l’exhibe en brillants…

03:15 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (1)

26/01/2008

écho dix.

Les yeux volent les mots

Sans la sève, sans le sang.

Suspendues en plein ciel

Papangues ou tourterelles,

Dix ailes virevoltant.

L’esprit fait travail d’estomac.

Cherche le signe,

Cherche la ronde,

Cherche le cordeau,

A se nourrir vraiment.

Les oreilles attrapent l’onde

Et c’est le cœur qui bat.

La peau touche la peau

Et c’est la vie qui va... qui vaut.

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24/01/2008

la beauté du geste

Fugace inscription

Vol de papillon.

Alors, reste la beauté du geste.

Celle qui justifie tout.

Et si ma gorge est amère,  laisse !

C’est que j’en cultive le goût.

Traces de fiel ?

Légère insouciance...

Juste une cadence !

Que mon esprit les goûte en miel !

Mon cœur,  lui…

A quoi il sert, dis ?

04:23 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (1)

20/01/2008

il pleut

Quand j’étais petite, je croyais que les anges faisaient pipi sur ma tête. Alors, fallait être gentille, très gentille à toujours dire ‘oui’, raide comme  un i  pour contenir mon âme échevelée. C’est parce que je n’aimais que la poussière sèche qui poudre les orteils.

Aux premières gouttes, je m’encoquillais comme escargot aux antennes brusquées et je me réveillais comme sauterelle à l’arc-en-ciel. Et quand il y avait cyclone, c’était le Bon Dieu qui se libérait.

Aujourd’hui, je commence à aimer la pluie. Bécali, je vieillis !

Mais j’ai toujours peur des cyclones...

 

p.s. :Juste pour dire, comme on joue à la marelle en attendant le ciel.

04:39 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

15/01/2008

j'ai perdu mon temps.

Il m’énervait,

Me suffoquait,

M’enchaînait.

J'ai perdu mon temps!

Pas dans la forêt,

Où on le cueille doucement.

Je l’ai laissé sur un banc !

Somanké, un passant

S’en fera un présent...

Somanké, en revenant,

Je m’en ferais un amant...

            ;-)))

 

18:30 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2007

vol

La vie a blessé mon coeur,

Alors je lui ai volé une journée.

Je me suis enroulée dans mes cheveux

Et glisse le temps.

Ma carcasse cabossée,

Ronronne le moteur,

Mais qui l’entend ?

Chacun sur sa parallèle

Portant haut son drapeau.

L’humanité se perd

Et les étoiles n’en peuvent plus

De briller pour des prunes

Les chats de miauler à la lune,

Fière et impertubable.    

p.s. : ces mots me viennent d’un autre temps de ma vie, mais aujourd’hui, ils me sont revenus…intacts.

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02/11/2007

sauvageonne.

De la vertu, elle s’est faite l’esclave

Trempant ses hardes dans odeurs suaves.

Mais ses mains aux griffes rosées

Savent les jeux des chats et des souris.

Butant sur de fins miroirs gris

Son âme s’est enfin engloutie

Dans l’air amer et insoumis.

De la vertu elle a oublié l’obole,

Se noyant dans la voix folle

De la jalouse liberté.

Et ses hardes se parent de cris

Jetés à la face de l’infini.

Homme ! Mets toi pieds nus,

si tu veux la rattraper

dans sa course sauvageonne.

Mets toi pieds nus, Ami,

et que soufflent de ta poitrine

des encens rouges et épicés !

10:50 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (2)

29/10/2007

Poker-menteur

Petites vierges effarouchées

Faux-semblants, faces de carême,

Trompes l’œil énamourés

En guise d’amitié...

Et j’ai donné tous mes chants.

"Résiste petite souris,

Je n’en serai que plus puissant."

Et ainsi s’en va la vie

En mots boomerang de néant.

Est venue l'ère des faux jetons, toc et pacotilles,

Est venue l'ère des faux jetons, jouant à la manille

Avec les règles du poker-menteur.
 

20:55 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (3)