Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/03/2008

sipek pardon ek kamaléon

Je l’ai croisée sur le bord du chemin. Elle regardait, souriant, les autres, gloussant, se trémoussant, chamarrés, affolés d’arriver premiers.

Ombre verte fondue dans l’herbe, postée en sentinelle. Ses longs membres fins dépliés droit devant, invite offerte à la beauté.

-   Petite sauterelle, âme chipèque, si la beauté est but ultime, dis moi donc, quel est son nom ?

-   Petite tête camaléon! ce ne sont pas les autres que je porte à mes yeux ! Je souris de leurs ombres qui viennent danser sur ma peau et me font robe de beauté !  Et toi, passe donc ton chemin, tu lui fais tache à rester là immobile !

 

Sipek pardon, la kas zasièt en mil morso,

Kas mon koko, pou bwar do lo.

Mwin la kos koté d’li

Mwin la gob son vi!

Astér sé mwin ki véy si bor somin

Mon dé pat kroisé sou mwin !

Astér mi vey, m’enfou pas mal,

Tout bann valal tran giny la gal

Si tantelman zot lang i pandiy

Dépi gran matin !

03:29 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

17/03/2008

écho 11.

L’esthétisme est à mesure d’homme,

la beauté rivage de Dieu.

Abandonner l’idée pour entendre les anges

… et les yeux se colorent de bleu.

Abandonner tout essai, et s'entendre chanter.

La vie est immense, mais papillon a sa chance

de virevolter dans l’air sucré de rosée.

Ce matin, l’aube m’a dit…

Ce matin, l’aube m’a ravie...

Comme poussière d'âme.

 

03:39 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (4)

15/03/2008

la montagne se fait île...

La montagne se fait île,

Posée vert-bleu tendre

Dans un lac de nuages gris.

 Picorer d’éphémère,

Comme forçat en galère.

Mais cardinal se plante

Tout au bout de la hampe.

En point nommé.

Sensible à la seule beauté

De l’île enrubannée

Et des mots racontés.

Pulse et brille le chemin

Pulse et brille le matin

Engoutté de rosée…

08:19 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2008

maison! ET veut retourner maison...

L’homme ne crée pas,

Il dit juste la création.

Les mots lui servent à ça…

Les mots au fil de l’eau

Quand son regard est beau,

Les mots teintés de sang

Quand son regard est volcan.

La poésie est un état d’esprit.

Chacun sa clé,  pour la même maison.

Et si Bon Dieu passe par là,

La maison chante à  tous les horizons.

 

04/03/2008

nuages

Et la  montagne bleue oublie d’être belle pour se mirer en son ombre.

Nuages a rosi ses cheveux…

Si j’apprécie, parfois je le dis, parfois juste je souris.

Regarde donc dans mes yeux si je t’aime et laisse les couleurs café-crème.

04:15 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (4)

02/03/2008

un seul bonheur.

La vie en bits et en clics

Et les pieds dansent avec fureur.

La triche, la gloriole et la nique

Et les yeux qui pleurent.

Toujours la même quête,

Et un seul bonheur.

Perdus Zola et l’absinthe

Les corps rompus de crainte.

Les fils de l’aube feinte

Se tissent comme leurres.

Mais quand je suis …

Douce à hauteur de sa main,

Danse au creux de ses reins,

Nichée dans son regard gris,

Sans pourquoi, sans comment…

Ma juste place au soleil levant.

Et toujours la même quête,

Et un seul bonheur.

05:01 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (2)

01/03/2008

je vous aime...

Je vous aime

Etres à quatre pattes

Etres à deux pattes.

Et surtout vous,

Etres à ailes

Qui montrez le ciel.

 

Je vous aime

Chants des pierres

Peuple vert.

Et surtout vous,

Rondes arc-en-ciel

Qui jonchez jours de miel.

 

Je vous aime

Nids de terre mère,

Feu-volcan, même amer,

Et surtout vous,

Ondes douces des rivières

Qui portez la lumière.

 

Si je suis moi,

Je suis vous…

De l’intérieur, à jamais renouvelée.

05:09 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

29/02/2008

il en est...

Il en est des pays

Comme voiles à l’infini.

Au plus clair de nos âmes,

Au plus fort de l’indicible.

Il en est des pays

Comme voyage immobile.

Centre et cercle

Entremêlés à l’infini.
 
p.s. :
ma maison est ici,
les autres sont mes pays... ;-)
 
 

04:17 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (3)

21/02/2008

LA civilisation... toute la civilisation!

La civilité première quand on veut dire L’univers et Son horizon ne serait-elle pas de montrer son nombril ?

Ainsi, les autres, les sauvages et les exotiques pourraient au moins sentir d’où vient le vent de La civilisation.

Ah ! le mien -de nombril- est bleu-outremer... mais je le laisse à votre imagination. :-)))

20/02/2008

crépuscule

Ombre violette

Ombre de pas oubliés.

La feuille craquante

Du jasmin de nuit

Médite son indolence,

L’écrit sur mes yeux.

Et l’air s’endort...

Chaviré, siguidé 

De douceur immobile.

Et la montagne attend...

Reins arqués sous la caresse

Des nuages aux mains dorées.

Et la montagne se tend

Ventre raviné de lueurs feu follets.

Lui reste à dire,

A dire juste au creux du soleil.

Pas à l’ombre violette !

Ombre des mots oubliés...

17/02/2008

pétale de nuit.

Cardinal m’a dit :

Quoi ? Encore ton cri

Noir et infâme !

Mais tout est faux, ma mie !

Ferme ta porte, ton jardin.

Avale-la ta vie !

Sans traces et sans bruit.

Efface et détruit

Les mots rouges perlés,

De ton sang-volcan stérile et mauvais.

Annulés tes élans, tes caresses,

Ta main tendue, tes sourires tendresse.

Tu n’es que poison !

Poison ! Insulte à la beauté,

La seule vérité.

 

Ô mon âme,

Sois donc anéantie !

Ton royaume n’est rien.

Ô pétale létal, viens !

Toi seul, es mon chemin.

Ne tarde plus, mon essentiel,

J’ai déjà perdu le ciel...

Et je m’endors doucement,

Gouttes bleues au fond des veines,

Echec et mat ! Assurément,

Le plus bel azur de cette quête vaine.

12/02/2008

encore et enfin.

Paver les sentes et les chemins

De pas cueillis à la volée

Et déposer la vérité

Dans la conque de demain.

Encore et Enfin.

 

La vie murmure

A travers ses créatures

Qui se croient parler

Mais ne sont que perroquets.

Encore et Enfin.

 

Et l’absolu modèle

L’âpre ritournelle :

L’homme au temps infondé,

Ni il crée, ni il sait.

Encore et Enfin.

 

Quand le Dieu vécut

Il n’eut d’autre but

Que de rêver la Vie ...

Que nous buvons jusqu’à la lie.

Encore et Enfin.

 

Mais préservé de toutes mains

Arrosé d’embruns constellés

Entrelacé d’incertains,

Le nouveau jardin.

Encore et Enfin.

 

Puisse votre simple plaisir à dire

M’inciter finalement à vous lire.

Lire est prétexte à croire,

Dire est la vérité de croire,

Encore et Enfin

 

 

p.s. : échos, écho de l'Andre... oh !

.

16:30 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (1)

11/02/2008

tu es...

Tu es à moi, mec !

Comme l’eau est à la pluie

Essentielle, séparée

Entière et incomplète.

Comme l’eau de la rivière

Qui se moque de la pluie,

Oui, tu es à moi mec!

De mon cœur à mes mains

Tu ne veux faire le chemin.

J’ai lissé mes veines

Et mon sang coule.

Glisse, mon amour, glisse

De mon cœur à ma main.

Elle t’attend en caresse

A la pointe de ton âme.

Glisse, mon cœur, glisse

De mon encre à mes lèvres.

Complétude infinie

Des mots bus à tes yeux...

Oui, tu es un peu de moi, mec!

 

29/01/2008

chut!

Un amour m’est poussé.

Tout chaud, tout mordoré.

Fallait bien le donner !

Je l’ai déposé à son oreille,

Comme un petit enfant

A la porte d’un couvent.

Et je suis partie…

Faut  pas déranger sa vie !

Chut ! que le vent m’accueille !

J’ai à danser maintenant !

.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.

 

Palefrenier de l’extrême,

Colle mors aux dents de la sirène

Et trempe en misouk

Son cri dans l’océan,

L’égoutte et le brique

Et l’exhibe en brillants…

03:15 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (1)

26/01/2008

écho dix.

Les yeux volent les mots

Sans la sève, sans le sang.

Suspendues en plein ciel

Papangues ou tourterelles,

Dix ailes virevoltant.

L’esprit fait travail d’estomac.

Cherche le signe,

Cherche la ronde,

Cherche le cordeau,

A se nourrir vraiment.

Les oreilles attrapent l’onde

Et c’est le cœur qui bat.

La peau touche la peau

Et c’est la vie qui va... qui vaut.

05:20 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2008

Comment donc te donner …

... la brise rose qui m’a réveillée ce matin... le salut  oranger de l’hibiscus toutes pétales ensommeillés... la note rouge clair, plongeon de cardinal, en invite d’envol... la grâce de la lune arrondie par la caresse du soleil... la douceur sucrée de la  brindille de feu, me calinant le front...

Comment te dire l’aube accueillant ma présence dans sa ronde tendre...

Comment te dire... enroulée dans ma terre et mon ciel ?

Comment donc te donner la couleur de mon sang ?

A la seule dimension du bout de ma langue, l’eau de ma vie pour faire chanter la tienne ?

Les mots prennent racines et reliefs dans les émotions irriguées par nos ans...

03:30 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (5)

24/01/2008

la beauté du geste

Fugace inscription

Vol de papillon.

Alors, reste la beauté du geste.

Celle qui justifie tout.

Et si ma gorge est amère,  laisse !

C’est que j’en cultive le goût.

Traces de fiel ?

Légère insouciance...

Juste une cadence !

Que mon esprit les goûte en miel !

Mon cœur,  lui…

A quoi il sert, dis ?

04:23 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (1)

21/01/2008

les néo-ést.

Ils grattent les mots jusqu’aux os.

Peignent à l’épure

Et Rythment très dur !

Ils crachent sur les villes,

Les lignes et les murs.

Et vomissent... beaucoup !

Sur tout !

Surtout sur les hommes,

Et  les femmes comme moi !

(La Femme, Elle,  ils la vénèrent :

Une coupe d’ambroisie,

Juste à l’infini de leur moi,

Comme il se doit.)

Zont le temps.

Ce sont les Esthètes, les néo-ést.

Ils étudient... beaucoup !

Les pourquoi et les comment !

Alors, ils savent et exposent.

Sur tout !

Surtout sur le travail.

Dégénérescence ultime de l’homme

Ane bâté aux yeux bouchés.

C’est que Eux ont vu l’envers du décor.

Sublime, Immanence et  vérité.

Ça a rayé leurs yeux, définitivement.

Alors, parfois,

Ils se taillent un peu les bras.

C’est leur karma !

‘Tin ! Ce matin je vais faire du mécénat !

A m’en faire péter le fiel !

Que la Beauté soit !

p.s. : sauf la moitié, bien sûr ;-)

Bon Dieu, tu m'as placée dans le clan des artisans, merci à toi, et tant pis pour moi!

20/01/2008

il pleut

Quand j’étais petite, je croyais que les anges faisaient pipi sur ma tête. Alors, fallait être gentille, très gentille à toujours dire ‘oui’, raide comme  un i  pour contenir mon âme échevelée. C’est parce que je n’aimais que la poussière sèche qui poudre les orteils.

Aux premières gouttes, je m’encoquillais comme escargot aux antennes brusquées et je me réveillais comme sauterelle à l’arc-en-ciel. Et quand il y avait cyclone, c’était le Bon Dieu qui se libérait.

Aujourd’hui, je commence à aimer la pluie. Bécali, je vieillis !

Mais j’ai toujours peur des cyclones...

 

p.s. :Juste pour dire, comme on joue à la marelle en attendant le ciel.

04:39 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2008

la demoiselle

Continent s’est pris pour demoiselle

Quand les vagues ont léché ses falaises.

S’est régalé d’une ritournelle

D’une envolée, d’une  bagatelle.

Son âme âpre, spirulente, voilée

D’un  entre-deux de dentelles,

Satinés ses poings de sang et de suc gorgés !

Et tout digne de sa virginité volée

A l’onde amoureuse, il condescend

A voir venir à lui les petits enfants,

Les benêts et les insolents,

Pieds et poings blanchis au savon.

Carré dans l’attente compassée

D’un princesse-paon,

Il se pavane,  gavé  d’être le mitan

Du monde et de l’anamnèse.

Mais vu du ciel,

Seule l’île est demoiselle

Corolle opaline offerte au soleil.

Point, ancré au réveil de l’océan.

Le début et la fin du voyage.

Homme, lace donc tes sandales !