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18/11/2008

écho 20

Le lion est triste.

Il a perdu ses souliers vernis. Chaque matin, il les faisait briller, pour étinceler les yeux des antilopes. Ah ! Il les connaît bien ses antilopes ! Elles font mine comme ça de s’effaroucher et de scander leur affolement quand ses souliers vernis frappent le sol en cadence. Et elles commencent leur danse, enchâssées dans l’air qui luit. Il l’a lu dans leurs yeux et leurs muscles impatients.

 

Le lion est triste.

Ses pattes douces, coussinets inaudibles, qui va faire danser ses antilopes ? Sûrement pas les feux de l’aurore qui se mirent pour leur gloire ! Sûrement pas le fier butor qui ne sent que ses ailes !

La terre, peut-être, celle qui sait rugir rouge sang, rouge volcan ? Non. L’antilope l’aime trop. Elle la lèche en son sel, muscles éteints.

 

Le lion est triste.

Il cherche savane. Il y a bien ces boîtes en métal, oubliées par l’Etre. Politique et théologie qu’elles s’appellent. Mais elles blessent tant ses pieds ! Cadence tronquée, dissonante !

Le lion lève le museau et se couche. Son cœur seul cognant contre ses côtes. Il s’applique à sa caisse de résonnance. Un matin et encore un matin. Il se souvient d’avant les souliers vernis.

 

Une antilope s’approche.

La seule, perdue de sa meute, parce qu’elle croit encore au Père Noël à cause de son nez rouge et pas du tout aux souliers vernis.

Et elle le lèche, le lèche comme le sel de la vie et c’est la savane qui s’est mise à danser.

 

p.s. : Casting  (le mien, mais zavez qu'à faire le votre, ok?)

Dans le rôle du Pouvoir de la Vie : Le Lion.

Dans le rôle de la Quëte de la Vie : L'Antilope.

Dans le rôle de du Savoir :  les feux de l'Aurore.

Dans le rôle du Langage : le Butor.

Dans le rôle de l'Homme : l'Etre.

Dans le rôle du Ciel et du Monde enfin réunis, La Savane.

Et la Terre? La Terre, je ne sais pas. Elle s'est invitée malgré moi...

 

pssssiiiiiiiitttttttttt : ça c'est le conte 20. les 21, 22 ou 23, ne sont pas dans mon coco. ils sont à chanter par qui veut, par qui sait...

17/11/2008

j'ai cherché.

J’ai cherché jacinthes d’eau

Pour y laver mon drôle de coco.

C’est comme ça que j’ai plongé.

 

J’ai cherché champ de jonquilles

Pour arracher de mes yeux les escarbilles.

C’est comme ça que je me suis fêlée.

 

Je lui ai montré mon cœur abîmé,

Pour me dire vraie en entier.

C’est comme ça que je l’ai blessé.

 

Souffle frais, nuages irisés,

Le ciel dans le soir agenouillé

A guéri toutes mes plaies.

 

Viens, étincelle de mon cœur,

Le mur enfante une source.

Elle murmure le bonheur.

 

p.s. : sont  un peu trop impudiques mes mots ce matin! hum... ben, désolée pour vos yeux, c'est qu'ils servent à me déshabiller l'âme de ses épluchures fânées pour goûter en plein et à nue le souffle de la vie qui va. :-))

08:37 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

berlue et cacahuète

J’ai les chocottes

Elle a trop de mascottes

Qui grimacent la nuit.

 

J’ai la berlue

Elle s’est perdue

Quand je suis parti.

 

Tournez manèges

Il y a de la neige

Dans le bleu d’ici.

 

Valse en soupente

Des puces et des lentes

Dans les rires de la vie.

 

La douleur, grande muette,

Bernique et cacahuètes !

Je la pourfends de mes cris.

tout va!

Le bonheur est dans le pré...

Et les vaches l’ont tout brouté.

Le chemin assomme mes pas.

Cœur-sang-dragonne,

D’or mauve auréolée,

Ma chanson retrouvée.

Tiens, vois, j’abandonne.

Pantin désarticulé, tous fils coupés,

Je suis libre de ne plus aimer.

Et même de ne pas aller travailler. (sic !)

 

J’ai lu une phrase, je ne sais plus où, je ne sais plus de qui…

« Quand vous comprendrez que mes poèmes ne sont pas des poèmes, alors nous pourrons parler poésie... »

 

Se laisser lire à défaut de se dire.

Par le monde, les êtres, les cailloux,

On s’en fout !

Et jusqu’à l’écœurement,

Nettoyer le néant.

Voui, voui, j’ai rien compris à la vie,

Et à mes Autres aussi.

Mais quand la dérision va,

Tout va!

:-)

 

ailleurs.

Etrave fendant flots

Tes mains sur ma peau.

Vent hurlant dans la misaine

Tes pas loin de ma géhenne.

 

Parti. Ailleurs.

 

Tu as vidé tes poches

Sans regrets, sans repproches,

Jeté tes billes sans anicroches,

Enfoncé ton chapeau-cloche.

 

Mon enthousiasme avec.

 

Libre comme l’air

Dans une bulle d’eau claire.

Les cris de la terre

S’ensemencent en enfer.

 

Quand je le reverrai...

 

03:37 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

14/11/2008

ruisseau.

ruisseau.JPG

Ses gouttes déliées,

Echo-sourire à mon âme troublée.

Et se lissent mes ans

A l’infini de son chant.

 

Ses mots douceur-vermeil,

Perles explosant mes écueils.

Et s’égraine ma vie,

En ritournelle, en frénésie.

 

Son cœur lame d’or,

Ecrin à ma quête d’aurore.

Et se tisse mon silence

Au pollen ivre de nos danses.

04:39 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

07/11/2008

debout!!!

 

Quand je verrai la bourse trembler et s’effondrer

Aux seuls cris d’un enfant affamé,

Alors je saurais que le monde s’est levé.

Assourdir mes oreilles avec des hochets,

Même aux chants les plus subtils ou colorés,

Ne me fera pas acclamer.

 

paille en queue

paille en queue.JPG

J’entre en résonance dans le matin qui chante.

Diluée, fondue, atomes éparpillés.

Herbe et ciel mêlés, ma seule patrie.

Le reste, bordure du monde,

Cils à mes yeux effarés.

 

 

Paille en queue filant le vent.

Le plus vrai des poèmes.



03:11 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (1)

17/10/2008

mon ti gâté :-))

Quand dans ma vie

Il fait trop gris,

Je prie Marie.

 

Quand l’arc-en-ciel

Brille, m’émerveille,

Je remercie ma Dame du ciel.

 

Mais quand mes yeux sont oranger,

Mes mains virevoltantes, troublées,

C’est toi que je vois, mon ti gâté...

partir.

Je suis sortie de mon coco.

J’ai bien fermé la porte derrière moi.

Laissé rampes évanescentes et combles sombres.

Et je me suis assise là, pierre roussie à l’ombre de ses bras.

E.E.G. plat.

Ce matin, je vais suivre l’aile du papillon.

Elle m’appelle.

03:54 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

03/10/2008

et ce fût toi...

Le seul luxe de briller au matin qui éclot

L’ombre douce de tes lèvres sur ma peau.

Silence en effraction dans la rafale des jours.

Enchâssée de lumière qui file infini,

Je goûte larmes-pluie,

Âme vrillée au sourire de la vie.

J’ai ouvert mon cœur aux mots d’ailleurs,

Et ce fût toi...

Ma tâche de Joie.

03:33 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (2)

02/10/2008

écho 19.

Je lis et je défie la discontinuité de la vie à travers tous ces dits.

Je dénoue et me renoue à ces bouts épars du nous.

Je m’immisce et je glisse dans ces drisses qui dérivent au gré de mes clics.

 

Les bits en peinture.

Papillons éclos dans les voiles d’une harpe.

Chant à plat, à nues.

 

La Vie en sculpture.

Chaleur-douceur au creux de mes mains pleines.

Danse de la terre et du ciel.

 

Acter la conscience d’être...

Je suis à genoux.

05:20 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

11/09/2008

écho 18

letchis au clair de terre.JPG

Là où est la raison,

Surgit l’illusion.

Rêve ou passion,

Entrée en communion...

Et offrir son visage au clair de la terre,

La sève du ciel nous affectionne nus et ouverts.

04/09/2008

réveille-toi!

Réveille-toi, mon amour !

La montagne a rosi.

Ancre d’eau vive tes pieds engourdis.

Réveille-toi, mon amour !

Au libre chant de la pluie,

Tectec a fait son nid.

Réveille-toi, mon amour !

Le jour, coupelle aux ailes bleuies,

M’appelle et me ravit.

05:06 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2008

soirs et matins

Bouton éclos,

Nid de pétales,

Roses et mers froissées.

Lame de ciel,

Vague de terre,

Murmures et regards

Au creux des mains levées.

La vie c’est cela,

La vie sait tout ça.

Soirs et matins,

Equilibre d’abîme...

05:22 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

01/09/2008

écho 17.

Dire au monde, faire avec les hommes?

Hum... c'est lundi, je vais travailler !

28/08/2008

ti cardinal

cardinal_foudia_madagascariensis_01.JPG

- Bonjour ti cardinal ! Suis contente, tu es revenu dans mon ciel. Tu vois, je t’attendais, mon cœur est si plein de doutes. Dis moi, toi qui parles avec le ciel, dis, c’est quoi l’essentiel ?

images.jpg

- Vivre ? Bon, vivre ! Mais, dis, c’est quoi vivre ?

- Oh! tu t'envoles déjà!

 

05:17 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (1)

27/08/2008

homo.

Je ne veux plus des mots

Qui font ‘ha’, qui font ‘ho’,

Des mots sensés,

Architecturés au cordeau,

Profonds comme abîmes,

Qui cassent mon coco.

Mais voilà !

Les mots ne l’entendent pas comme ça !

Et mes yeux glanent des ‘ho’ et des ‘ha’,

Tintamarresques ou tintinnabulisses,

Zinzins futiles et fascinants,

Voiles ivres de firmament.

Mais voilà!

Les mots se fichent de mon coco !

Ils s’enroulent de beauté,

Me délient, m’animent.

Mots à mots,

Scintillent les interstices,

Je m’arrime...

24/08/2008

pour Joseph.

Tam-tam roulér

I crèv mon kér

I fich silence dann mon coco.

In dalon mi koné pa i sa va...

Et brûle le sang du monde.

Matin safran-sucré,

Ti-zoiso oranger

Tout sak i pé

I raconte a mwin son zistoir,

Son doulér, son l'espoir.

In dalon i sa va

Dann pays la lumière.

In dalon i sa va éclaire la Vie

Dann mon mémoire.

 

"Oté, Madina, prèt à mwin ton grèg

Na ankor la Vie pou fé couler! »

 

Bonne Vie, Joseph!

Bonne Vie au pays de lumière et d'eau claire...

07:25 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

22/08/2008

une et indivisible.

 

La ‘Nation’ n’est pas une et indivisible !

Elle n’a pas d’existence tangible.

Elle a juste des limites mortifères

Qui blessent l’essence de l’Amour !

Seule réalité, Une et Indivisible,

Lisible aux seuls cœurs ouverts !

Que l’Eau Vivante lave ce jour

Où on enterre une jeune Rivière

Immolée à la Raison obscure,

Vorace de vie claire !


320x220_antony.jpg

 

Hommage tectec à Anthony Rivière, 22 ans.

 

Hommage aux 10 soldats tués en Afghanistan :

"Aujourd'hui, c'est un jour de deuil pour la nation française", a dit le chef de l'Etat.