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27/10/2009

concession.

Sur la toile de non-vie,

J’ai semé grains de désordre,

Scandé soif de mordre,

Apprivoisé en silence mes envies.


Sur la toile de non-vie

J’ai cueilli un amour, une amie,

Des étoiles de lumière,

Pétillantes d’eau claire.


Nacre et politesses,

J'ai replié les on-dits

Dentelles de pardons,

Mes derniers atours.


Sur l’horizon de mes jours,

J’ai construit forteresse,

Amour en concession,

Tamtam souffle de vie.


Sur l’horizon de mes jours,

Tu danses et entrelaces

Arc-en-ciel à mes yeux.

Tectec vu de face.


Et d'abandons en résistances

L'amour en conscience,

Aux chants d'oiseaux concédés,

Berce, berce la vie entêtée...

 

 

06:53 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

28/08/2009

absence.

Mon nom en partance,

Numéro par voie postale,

L’amer en cadence,

Glace mon cœur de nuit.

 

Ma chair en violence,

Noirs écheveaux en dédales,

Dépouillant mon innocence,

La colère est mon fruit.

 

Ma main abandonne la danse,

Béance en seul capital.

Débris de ma survivance,

Mon esprit s’enfuit.

 

Entre les mots gardés au chaud,

Entre les points, berçant silences,

Ma vie, miroir aux arrogances,

Brisée en mille morceaux.

Absence...

25/08/2009

l'équité.

 

L’équité a mis ses jumelles de borgne,

L’œil gauche tout transparent.

La colère ronge au-dedans,

Comme l’acide entre les pavements.

Mais ça fait pas blanc,

Ça fait rouge violant.

 

Debout ? Se lever, en vérité ?

Mais comment finir ce qui n’a pas été commencé ?

 

La morale a mis les voiles,

Parabole s’aveuglant de néant.

Pour tout solde, la brûlure en volcan,

Toujours à ronger les sangs,

Toujours offerte en dedans.

Mais sacrifier contes bleus au devant.......

18/07/2009

la vie.

Petite fille épépinée,

Aux ailes broyées

Dans un bocal de verre.


Goute d’or enflammée,

Aux vérités perdues

Dans du plomb malaxé.


Oiseau contre-note,

Arabesque suspendue

Dans un ciel béant.


Et ta main sur mon ventre,

Dérive éclatante,

Puise sève et racines

... la vie.

09:28 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

01/07/2009

l'oiseau.

Au creux de la vague-tourment,

L’oiseau berce son chant.

Alourdi d’or et d’écume,

A ses ailes il allume

Clair fanal de l’aube.

 

Au feu de la lave-volcan,

L’oiseau blesse son chant.

Epure inaccessible et fière,

De son bec il lacère

La colère du monde.

 

A la source-ferveur d’un flamboyant,

L’oiseau offre son chant.

A mon front chancelant

De mes doigts tremblants

Il signe promesse d’eau vive.


Par sa liberté, sa fierté d’être,

L’oiseau est devenu sa quête.

Et il chante ! Toujours !

Et mon regard se laboure

En espoir de son amour.

04:47 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

30/06/2009

écho 30.

On s’embrume dans la toile.

Soi  frétille.

Je s’embrouille dans les fils,

Et tombent les masques.

 

Buck Ingham fait ses grâces.

Il braille à la lune,

Pour concéder au temps qui passe.

 

Dans l’air cajolé de senteurs,

La vie glisse et fredonne.

Elle tisse.

Et toi, que fais-tu ?

19:44 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (3)

09/06/2009

pffffffffft!

Même Dieu, ils l'ont fait masculin, alors....

Enfin, subtilité, j'aurais pu dire homme, et Homme aussi....

quoique... suis toujours pas là-dedans, moi!

Et mon ange, sous ses dehors de sainte-nitouche, aucune trace d'Eve, hein!

Reste plus qu'à aficher son masque de bimbo, pute ou sainte-mère?

pffffffffffffffffffffffft!

05/05/2009

les mots...

Les mots en prière,

Les yeux en clairière,

La lune en pente douce

Vers l’infini des cieux.

Et la vie se trémousse

Au bord d’un monde creux.

24/04/2009

Femme.

Au commencement, étaient ...


Jésus, Boudha ou Allah ?

Yemaha, Marie ou Sarah,

Isis, Madeleine ou Etinéka...

Elles étaient déjà là !

Femme, faut être deux,

Pour que soit Dieu.


Pourquoi l’as-tu oublié ?

Abandonnant l’oméga

De tes courbes, de tes creux,

Au diktat du tout droit.

Femme, faut être deux,

Pour trouver Dieu.


Si la harpe ne vibre pas

Aux caresses de la lune bleue

Qui lui souffle des silences,

Le plus grand virtuose reste muet.

Femme, faut être deux,

Pour aimer Dieu.


C’est l’horizon qui le dit,

Les courbes et les creux

Mènent à Dieu.

Et l’homme, en pourpre, blanc,

Ou gris, n’y peut rien.

Alors, chante, ma mie. Chante !

22/04/2009

vivre.

Un jour qui s’ouvre, page blanche.

Mots en pleins et déliés.

Déliés de certitudes, déliés du vouloir.

Mots dessinés.

Justes dessinés en filigrane

Au bord du qu’est-ce-que vivre.



Si toujours tu mets

Un oiseau à mes yeux levés,

Un sourire entendu

A la feuille qui se tend,

Aujourd’hui et Demain

Pour laver le passé,

Deux âmes assoiffées

Baignées de parfum.

Si tu mets tout cela, Bon Dieu,

Sur la trame de mes jours,

Qu'est-ce que vivre...

Cette aube qui trille,

Graine de tamarin,

S'entêtant en pointillés verts.

Le chant de ta terre!

 

04:57 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

25/03/2009

vacance

L’aurore rose et dense

Biffe la suffisance

De la raison endimanchée.


Peau suspendue entre ciel et onde,

J’interroge l’âme du monde,

Zébrée à blanc par la beauté oubliée.


Et les mots désœuvrés filent

Colliers de pacotille

Sur la trame de mes jours légers.

04:31 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (5)

et un matin...

Filaos accroché à flanc de ravine

Noueux de concentration sur sa sève.

Génération hurlante d’incognito,

Espérance catapultée au bout des doigts.


Au bord du monde,

L’oiseau chante en plein vol,

Hélant la terre et les hommes,

Brisant leurs évidences.


Et se devine la présence à soi

En spirales merveilles,

En gerbes entortillées

Dans les chemins de partage.


Et je te ferai princesse,

Fendant rideau de pluie,

Toutes voiles ébouriffées

Par la magie d’un sourire agenouillé.

11/02/2009

écho 25.

Plus rien n’est subversif !

Il n’y a plus rien à renverser.

Resterait la colère brute, animale,

Se délectant comme hyène après carnage.

Resterait la renaissance, innocente,

Grignotant les images volées au présent.

Resterait un sourire, en misouk,

Luciole se taisant devant l’aurore.

Je n’ai pas choisi.

Mutinerie de l’impermanence,

Je suis présence d’un instant,

Luciole se taisant au matin.

10/02/2009

mon ange a fait des siennes...

Quand les mots me viennent,

Mes mains dansent sur ta peau,

Point-virgule et guillemets.

Et les dictionnaires perdent leurs volumes,

Et le ciel caracole en nuées-plume.


Pourquoi chercher Dieu

Ailleurs que dans le monde

Puisqu’il s’est incarné pour nous ?

Catapultée par-dessus les ombres de mon ego,

La douceur d’être là, dans la volonté de la lumière.


La mer écrit le sens, bien mieux que mes mots.

Ecoute là chanter, mon bonheur grain de vie.

Je disparais dans ses flots.

Oh ! Je disparais dans ses flots,

Quand ma peau touche ta peau !

Et le monde s’ouvre à l’infini d’une goutte d’eau.


Demain, je serai Autre.

Demain, je serai Toi.

Un peu... Peut-être...

09/02/2009

pourquoi.

Pourquoi tant de mots

Alignés en barricades,

Alignés en sang d’encre ?

 

Pourquoi toutes ces phrases

Affutées bistouris,

Cisaillant la Vie ?

 

Ne sais-tu pas

Que la chienne devient louve,

Au sourire entrevu ?

 

Ne vois-tu pas

La plaine caresser la montagne,

S’affamant de lumière ?

 

Ce matin, le vent gronde,

Balayant les arabesques

Et creusant l’onde.

 

Et tangue la mer

Dans mon esprit repu.

Et cascade mon cœur

Dans les sentiers battus.

 

Pourquoi tous ces mots

Alignés en soldats de plomb,

Alignés va-t-en-guerre ?

 

Pourquoi toutes ces phrases

Affichées, ciselées

A l’encre de tes leurres ?

 

Les oiseaux se sont tus.

Un regard aura suffit

Pour raconter la Vie.

03/02/2009

écho-onde...

Quelle présence quand les regards ne rencontrent pas les corps, quand les gestes sont taris, quand les mots sont partis ?

La présence du souvenir ? Statue décorée au fil des jours qui passent, avec les couleurs du vent qui nous berce ou nous brise...

Une seule lettre entre ‘je sais’ et je suis’… Une seule lettre qui porte la Vie.

Mais reste quelque chose de ténu, insaisissable dans sa fragilité, qui parle de la rencontre après la présence... un petit sourire de rien du tout qui vogue dans le ciel, juste au bord du monde, juste au bord de mes yeux...

Oui, la présence offerte, pour un jour, un matin, ne sait plus s’en aller. Elle vibre et construit ma réalité, devenue atome de mon regard.

03:54 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2008

le ciel a mis sa robe de fête

Le ciel a mis sa robe de fête

Et l’orchestre est prêt.

Sans tambours ni trompettes,

En dedans, il est prêt !

Et chante la Vie

De mille gosiers réunis.

Bulles de mots,

Envolés de mon coco.

Nuages en feu d’artifice immaculé

Dansent sur tapis bleu.

Sans complexe, en ponctuation parfaite,

Cardinal, rouge enflammé.

Le ciel est à la fête,

Fallait juste lever les yeux

Pour renaître à ma patrie.

Heu... Ma matrie ?

Non! Sourire suffit !

04:29 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (2)

13/12/2008

écho 22

Comme la rose méprisant le fumier qui la fait éclore, tu vitupères contre ceux qui plient sous le joug du Travail. Mais sans le sang et la sueur de ces travailleurs hébétés et populeux que tu maudis, qui te fera paravent doré pour que tu puisses exalter le juste, le pur et le beau ?

Comme un Attila avec ta horde de ceux qui savent, tu craches sur ceux qui font. Au nom de ton Dieu et de ta Vérité, tu tranches les mains qui s’usent à créer ton confort, sous prétexte de montrer aux aveugles la vilénie du système.

Là, je ne puis te rejoindre.

 

La force de ma Foi...

caresser l’âme des damnés de la terre,

hurler de leurs souffrances,

offrir mon âme-cloaque à mon Bon Dieu,

et entendre dans la cacophonie

des oubliés de la Beauté,

le chant des ailes d’un papillon.

 

Kom ki dit, Crapaud i wa pas son bav i coule dannn lo li trann boire, solman Tang i san son zépine. Lé dé, zenfant Bon Dié.

Mais je ne suis qu’une oiselle...

06/12/2008

dans la forêt ...

Dans la forêt des Lianes
Symphonie de cascade.
Souffle coupé de lumière vive.
Mon Dieu !

La lune ruisselle dans sa robe de brume.
Alors il recueille du bout de ses doigts
Les mots filant en perles sur mes joues.
Mon Dieu !

Poisson cru, letchis grains de miel,
Quadrille tissé de ciel bleu,
Silence de feu.
Mon Dieu !

Mon Dieu !

 

20:13 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2008

écho 21

Oui, j’ai vu les hommes...

 

Il y a les individualistes :

Ceux qui ont oublié le fil qui les reliait à l’Autre.

Ceux qui le cherchent tout au fond d’eux-mêmes.

Leur ciel n’est pas de la même couleur.

 

Et puis, il y a ceux qui sont posés dans la toile de la Vie.

Ils n’ont plus besoin de fil.

Ils sont tissés dans l’hyménée de la terre et du ciel.

Mais ceux-là, sont rares comme trésor.

 

Et moi, je ne suis qu’une oiselle.