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01/07/2011

Méprise ...

Tu m'enlèves le droit de dire

Ce que je vis, ce que je suis.

Pour ta paix, ta tranquilité,

Pour nourrir ton indifférence,

Tu me veux silence.

Mais c'est ton chemin,

Pas le mien,alors j'écris.

A mes yeux, à l'évidence,

Le silence est le plus grand des mépris.

Alors, je t'écris.

 

Tu n'as aimé en moi,

Que le regard que j'ai sur toi.

Tu n'as aimé en moi,

Que mon amour pour toi.


Et si la lumière vacille,

A ma maison salie,

Plus la peine, pas la peine,

Pour toi d'être ici.

Tu m'as volé l'espoir

D'être aimée pour moi même.

Je n'en vaux pas la peine,

Pas la peine!


28/06/2011

proverbes pour les petits matins...

 

La nuit, met feray dan la ravine,

Granmatin, kri son lo lé rouyé.

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Vacoas i pous pas

Sou tonél chouchou.

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Sak i dor sou in pyé d’ri,

Landemin, i march kat pat.

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La mok ou la vidé,

Sa mém out soif.

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Kan le kok i chant,

Zétwal i fann.

*************

Ne t'en déplaise,

Le Verbe est la Vie.

Ainsi, je suis,

Ainsi, je vis.

23/06/2011

Fleur.

Fleurs de canne

Pointillés outremer,

Ma terre, ma charnière.

 

Oiseau enrubanné d’or gris,

Chant d’écume absolue,

Mon souffle, ma lumière.

 

Yeux rieurs, boucles folles,

Clochepied en marelle d’amour,

Une enfant, la Vie.

08/04/2011

la vie et la mort

La vie n’est pas binaire

Oui ou Non

Point ou Trait

Un ou Deux.

 

Et hurler en silence

La certitude de la danse

Un-plus-Un-plus-Un-plus-Un….

 

La mort n’est pas binaire

Noir ou Blanc

Joie ou Pleurs

Fin ou Renaissance.

 

Et attendre pour demain

La soif d’être soi

Entière, unique, essentielle.

 

Madame la vie s'en allait à petits pas

Tout doux, tout doux...

Monsieur la mort l'attendait avec joie

Tout doux, tout doux...


Une-plus-Un... enfin réunis.

Ce matin petite voix m'a dit :

'Tu ne vis que parce que je t'ai tuée'.

Les hommes appellent cela 'inceste'.

La mort dans la vie, moi je dis.

 

Ombre en sursis

Rétablit l’infini

De sa part de vie

Anoblie par la mort.

25/02/2011

c'est le temps

C’est le temps des flamboyants,

Des cardinals, du volcan.

Rouge-sang, souffle violent.

Enivrés de leur folie,

Les loups hurlent l’hallali.

 

C’est le temps des jamroses,

Perles crème au cœur rose.

Ivoire pur, doux calice.

Enchainées par le secret,

Les louves se taisent.

 

Et ainsi va le monde,

Vent furieux à la proue,

Chant mystique à la poupe,

Pour toujours bercé

 Par un leurre de bonheur.

la vie est là

Le temps sort des cadrans, des horloges

M’éclabousse de présent.

La vie est là,

Où on l’attend le moins.


L’impatience écarlate

Me déchire les mains.

Mais la vie est là

Où on l’attend le moins.


Je marquerai les nuits sombres

D’un éclair de jasmin.

Car la vie est là

Où on l’attend le moins.

24/02/2011

quand je t'ai vue...

Quand je t’ai vue dans mes nuits de chimère,

Tranquille et menue, poser ta main sur ma main nue,

J’ai su…

Ta robe jaune pale frisée d’innocence,

Ton dos courbé de toutes les attentes,

Ton cœur forgé de toutes les espérances,

Tes yeux ouverts par le murmure de l’eau ...

 

Et si la cloche au loin brise la fin de mes contes,

Si le chemin m’est labyrinthe, si la soif me ronge,

Petite fille, mon ombre, ma mie,

Pose encore ta main sur ma main nue,

Pour me faire chanter le monde,

Pour m’enivrer, entière d’hier et de demain,

Dans le bleu d’aujourd’hui.

05/02/2011

par mes mains tendues...

Contre cette peur qui ronge les cœurs nus

Contre ces murs qui blessent et qui tuent

Contre tous ces mots tus,

…je pleure avec toi liberté.

 

Par ce rêve entrevu

Par ce fil ténu

Par ces riens entendus,

… je chante avec toi liberté.

 

Pour tes mots douceur

Pour ta vie, ton cœur

Pour toi, mon fils-bonheur,

… je crois en toi liberté.

 

Sans titre.JPG

25/01/2011

écho 31

Dans sa bulle de lumière,

Il vogue vers l'infini.

Il a enfin compris le verbe être.

Être pour oublier la vie.

De sa vérité première,

Il s’est affranchi.

De l’attraction terrestre,

De ses Autres, comme de la peste,

Il s’est affranchi.

Et il vogue, vogue à l’infini

Sa vie sans compromis.

Mais la vie appelle la vie,

Au grand dam de l’infini.



Il? je, nous, vous, elles...

'Une vie qui cherche sa vie n'est pas une vie' Ménandre.

La conscience d'Être a fait oublié à l'homme qu'il n'était qu'un des canaux de la Vie.

Et son ombre a maintenant plus de réalité que lui.

18/01/2011

Dis...

Ses mains jouaient avec la lumière.

Deux ailes de papillon ébouriffant le monde…

Et l’air clair et vivant, m’enchante et me nomme.

Le ciel a grondé toutes mes tempêtes,

Ma terre m’a dit le juste et le beau.

Dans mes mains offertes, sa lumière s’est nichée

En mousse de nuages si blancs,

Que les oiseaux y déposent leurs chants.

L’air, le ciel, la terre, dis, as-tu trouvé mieux ?

L’air, le ciel, la terre et l’eau qui régénère...

Et les questions futiles s’égrainent en rires silencieux.

Dis, où sont passés les Hommes ?

Brins de paille, bouts de ficelle,

Ponts fragiles ou arches fidèles…

Dis, où sont passés mes Autres ?

04/09/2010

un rien...

Les oiseaux affairés

Volent le bleu du ciel,

Mur bruissant de mon rêve fraternel.

Riez et folâtrez, petits papillons !

La chenille s’emmure

Pour vous laisser vivre.

Un rien d’azur,

Un rien de sourire.

Le monde tourne en carrousel  ivre

Et la vie danse ailleurs.

 

14/08/2010

je...

J’ai mangé de la terre.

J’ai bu l’eau du ciel.

Je, n’est plus.

Abandonné au coin d’une rue.

Et si vous dites

Que mes paroles sont folles,

Que tout ça n’est pas réel,

Un matin je me naitrai arc-en-ciel,

Et vous saurez que c’est vous

Qui êtes fous et irréels !

Car je suis ma mère, la terre.

Car je suis mon père, le ciel.

07:38 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2010

apprends-moi

Apprends-moi le chant du songe

Entrouvrant la nuit sombre.

Apprends-moi le rire tonitruant

Cascadant la montagne.

Le feu forge mes mains.

Mais je sais, je sais,

Qu’il y a autre chose

Que ma terre assoupie.

Mais je sais, je sais,

Que le verbe vivre ne se conjugue

Qu’à la lisière du monde.

regard de pierre

Terre en strates,

Opalines, diamant brutal,

L’orfèvre, mains en sang

Gainées de blanc,

S’indiffère au réel.

 

La vie sinue Terre-Mer,

La vie se damne en pays hamada.

Je ne te crois pas !

Est-il ici question de croyance ?

Pauvres mortels !

 

J’ai suspendu mes mots sur la corde à linge.

Pantalons, chemises et petites culottes,

Guenilles rapiécées de lumière.

J’ai suspendu mes mots aux ailes du papangue.

Perles d’eau murmurant chant sauvage.

 

Regard de pierre,

Oreilles murées,

Sidérant la lumière.

Somanké, les mots disent.

Somanké…

15/02/2010

par moments...

Par moments, j’aurais encore envie de dire quelque chose, ici ou là.

Mais qui sait ?

Mon regard se sera envolé avec le nuage qui danse…

Alors, je me tais.

Par moments, j’aurais encore envie de me mettre en colère pour ci ou ça.

Mais qui sait ?

Mon regard se sera embrumé d’altérité…

Alors je laisse ma colère filer.

Par moments, j’aurais envie encore de penser, penser juste et intelligent.

Mais qui sait ?

Mon regard se sera enroulé au bout de ce brin d’herbe… celui là !

Alors mon coco se vide.

Par moments, je veux, je cherche, j’argumente, je fonce, je fais !

Mais qui sait ?

Mon regard se sera fermé à toute autre lueur que cette indicible clarté.

Alors j’ouvre les mains.

ô tectec! ton oeil si rond sur le tohubohu de mon vouloir!

Par moments…

je suis feuille légère portée par le vent, caresse sur l’aile du papillon,

chant d’une goutte cristal. Rien d’autre que le souffle de la vie.

Et Mon Dieu que c’est bon !

11/12/2009

rimes en foot, fric et foutaises...

L’étymologie n’est pas une science exacte. Ainsi, ‘socialisme’ ne vient pas de ‘social’… D’ailleurs on ne sait plus d’où il vient et où il va… mais ce que je sais, c’est qu’en passant il m’a volé mon rêve et mon job. Mon père Noël à moi n’a même pas de quoi s’acheter de quoi s’overdoser. Remarque, il crève quand même.

J’aurais du faire du football ! Sûr que les joueurs, les entraîneurs et colistiers de tout poil, eux ne se posent pas ce genre de question. Par contre, faudra que je paye bien mes impôts, parce que l’équipe de France, ces dieux du stade, font l’honneur de fouler la terre de mon petit bout d’île. Tapis rouge et millions d'euros, têtes baissées à leurs pieds si précieux ! Lamentable ? Oui, socialisme ça rime avec foot,  fric et foutaises, quoiqu’en dise le dictionnaire, mes oreilles ou mon cœur. Mais tout passe… même moi, je passais par là.

Au fond, je m'en foot... tant que le tectec me regardera avec son oeil tout rond et chantera à l'envie le vert de la forêt et la douceur de la source. Mais les blogs de con-plaintes sont à la vogue en ce moment.... alors, qui sait? j'aurais peut-être des commentaires inspirés, juste de quoi entrer dans mon coco que j'existe...

Faut pas prendre les canards du Bon Dieu pour des enfants sauvages, quand même !

06/12/2009

sur la terre...

Sur la terre d’Erythrée

Vogue, vogue la pluie perlée.

Le monde, en chien de fusil,

Ronronne dans les plis

De la mer oubliée.

Il dort sur les ailes blêmes

De la lune abasourdie…

 


Sur la terre d’Erythrée,

Résonne le tamtam oublié,

Chant d’anges aux ailes repliées.

Vivifiés par le safran vanné,

Corsés d’huile pimentée,

Les cœurs s’épluchent à doigts filés.

Et danse, danse la lune éblouie.

24/11/2009

dans tes mains, un arc en ciel

Epées de papier

Contre moulins à vent.

 

Mots, pluie douce-amère

S’inscrivent en lignes lumière.

 

Vois ! Les chevaux ailés

Recommencent à tambouriner !

 

Et que vive le vent ...

L’absolu est, maintenant.

23/11/2009

côté jardin, côté...

La rose de porcelaine

Balance son jupon nacré.

 

Elle hume le soir qui tombe,

En appelle à la lune,

Au Dieu vivant.

 

Tectec s’est caché

Au creux du nid douillet

Offert à ses peurs.

 

Mais le baiser du papangue

Cueille en ses chairs meurtries

La rage de vivre.

 

La salsepareille

Egrène billes sang,

Calicots cœurs piquant.

 

Et la forêt se baigne de ronces,

Filaments de brume

Ombrés de mon âme cendre.

 

A pleines mains, je pleure

Mon bonheur embroussaillé...

07:33 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2009

encore!

 

Aujourd’hui, j’avais envie de chanter mon île. La chanter en hurlant à la face du monde. Mais les mots et les chants ne sourcent plus de mon cœur dévasté, écho-silence à mon âme salie. Et puis, j’ai retrouvé une petite révérence que je lui avais offerte en 2006. Mon île fragile, ma terre vanille et volcan. Cette Ile de La Réunion, grain de beauté, posé sur l’océan comme promesse de Vie, m’a faite ce que je suis. A ses montagnes inspirées, à ses ravines sauvages, à sa brise sucrée de fleurs de cannes, à sa brume bleue, son aurore rosée signant le ciel à nos yeux,  à sa présence dressée, en offrande aux hommes, je me dois de sourire ....

encore!

 

Grain de beauté sur les reins de la mer

Tu t’es réveillée alanguie un matin,

Sous les caresses de l’océan malin.

Bulles d’écume à tes pieds,

Chevelée de tamarins ébouriffés,

Liane aurore ornant tes poignets,

Tes seins neige et fournaise

Voilés de brouillard bleuté.

 

Demoiselle réjouissant le ciel

Tu souriais aux marins vagabonds,

Vierge offerte en sauvage fierté.

Mais tes premiers amants

Ont foulé brutalement ta douceur,

Et tu as accouché dans la douleur

D’enfants toutes couleurs.

Mais tes derniers amants

T’ont consacré idole de consommation,

Tes jambes soyeuses gainées de goudron,

Vapeurs noires enchaînant tes chevilles,

Tes mains alourdies de pacotilles.

 

Ecoute, écoute, ma princesse bafouée!

De leurs talons nus sur ta peau nue

Tes fils et tes filles rythment

Le battement sourd de ton cœur-volcan.

Ils nimberont ton corps rebelle

De perles nacrées d’arc en ciel.

Et tu te dresseras

Pour raconter au monde

La véritable beauté,

De la créolité !