Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/05/2012

dessine moi un autre monde

 Dessine moi un autre monde

Où la mer furibonde

Ne fracasse plus la terre.

 

Dessine moi un autre monde

Où je serai roi

Même à l’envers des lois.

trop tard...

Juste un jour de trop à brûler dans le désert.

Juste un jour de trop depuis qu'elle a jeté la clé.

Délirantes bouteilles à la mer,désert glacé,

Que même le bleu du ciel ne peut déplier.

... et les silences emmurent les coeurs.

Trop tard pour pleurer son amour.

Trop tard pour croire en demain.

Plus de honte, plus de chagrin,

Il est enfin trop tard.

L'oiseau s'est envolé.

 

06/05/2012

la vie bleue.

J’ai fouillé le monde,

Ecouté ceux qui savent,

Caressé les sages et les bienheureux,

Soupiré à la beauté conventionnée.

Je n’ai trouvé que vide et démesure.

 

Je ne veux pas de maître.

Je ne veux pas de paraître.

 

Sentences liant l’âme aux festins baroques,

Ferveurs macabres feulant la souffrance,

Intelligences pillant offrandes,

Ne goûtant de l’amour que la coque.

 

Je ne veux pas de maître.

Je ne veux pas de paraitre.

 

Oser vivre debout

Peu importe où me mènent mes pas.

Oser vivre debout

A la porte que l’on franchit sans armure.

Oser vivre debout

Là où la vie et la mort s’entremêlent.

 

Je ne veux pas de maître.

Je ne veux pas de paraître.

Juste me glisser dans l’eau bleue

Qui abreuve mon île éternelle.

va donc lui dire...

 Va donc lui dire

Les tâches sur mon calendrier

Que toutes les gommes du monde

Ne suffiront à effacer.

 

Va donc lui dire

Le lien de sang brisé

Qu’un bouquet d’amour

Ne pourrait vivifier.

 

Va donc lui dire,

Le pays sans horizon

Qu’une âme reniée

Ne finira de traverser.

 

Et si elle s’en fiche, s’en balance,

S’enchante aux seuls perroquets

Qui encensent ses légendes...

 

Alors, raconte-lui, au creux de ses silences

Comment de l’autre côté de son monde,

La rose la plus épanouie

Ne saurait égaler

Le parfum du myosotis.

 

Alors, raconte-lui, au fil de ses nuits

Comment de l’autre côté de son monde,

La raison endimanchée

Ne connaitra jamais

La douceur de la bonté.

 

Et demain, demain peut-être je renaîtrai...

Solitude, amie douce amère

 Plus personne accroché à mon regard,

Je retrouve mon pays insoumis,

Immobile au bout de nulle part.

 

Ombres muettes, nuages fleurs coton,

Esquissent l’illusion d’une promesse

De ronde violette au soleil couchant.

 

La solitude berce mes mains,

Rè-écris tous les départs.

La pluie chante le camphrier,

Parfum dérisoire au-delà de nulle part.

 

Et ce fût un matin enrobé de silences.

Mots fantômes au goût de miel,

Contes oubliés dans fils barbelés,

Espérance brûlée de désert.

 

Solitude, amie douce amère,

Je souffle mon  âme fanée

A ton rivage sans lumière.

Envole-moi au bout de nulle part.

27/04/2012

mais la nuit, ma nuit fidèle..

Crachant à la Boris Vian,

Mon pas résonnait la peur

De n’être en ce monde

Qu’un oubli de terreur.

 

Il avait endormi mon chant.

Mais la nuit, ma nuit fidèle

A réveillé mon sang.

 

Mes mots versus bizness,

En souillures de silence,

S’occupaient à singer,

La dégaine des évidences.

 

Il avait endormi mon chant.

Mais la nuit, ma nuit fidèle

A réveillé mon sang.

 

D’amour tourbillonnant

Bouillonnant, virevoltant,

D’amour même indécent

Ainsi est mon nouveau chant.


Il avait endormi mon chant.

Mais la nuit, ma nuit fidèle

A réveillé mon sang.

entre les branches.

Entre les branches, je l’aperçois.

Il tremble et se rebelle,

De cette vie là, il n’en veut pas.

De toutes ces âmes affamées,

Laquelle il choisira ?

Il ne peut pas.


Alors, à petites touches

De ses doigts malhabiles,

Il dessine une ronde

Encerclant le monde.


Alors, de ses peurs solitaires

Il enchante la nuit,

Pour que demain une autre ronde

Le prenne lui, par la main.


Entre les branches, je l’aperçois.

Mais il ne sait pas

Que je suis déjà là.

simple et unie.

 

L’essence ou la substance ?

Peu importe le monde.

Papillon pose son aile sur l’arc-en-ciel,

Principe de vie.

 

Aujourd’hui ou demain ?

Espace et temps se confondent.

Géranium s’offre à la lumière,

Chant éternel.

 

Jeu constant des apparences ?

Ma tête sur ton épaule,

Une touche d’infini,

Me dit qui je suis.

21/04/2012

écho du matin

La Vie n'existe pas en soi. Elle n'est que partage.

Une flamme allumée, sans la conscience du feu qu'elle deviendra, ne peut que s'éteindre.

... enfin, sauf la moitié. Comme de bien entendu, la pensée n'est qu'un pâle reflet de ce qui est.


19/04/2012

murmure....

Murmure moi tous tes secrets

Et quand je dirai ton nom,

J'invoquerai

tout ce que tu as été,

tout ce que tu es,

tout ce que tu seras.

Murmure moi tous tes secrets

Pour que je te nomme en entier.

16/04/2012

elle danse au-dessus des vagues

 

Et elle danse au-dessus des vagues

L’écume gazouillis

De bleu l’éblouit.

 

Et elle danse au-dessus des vagues

Les plombs n’ont pas tari

Sa source de vie.

 

Il suffit d’un matin

Où le ciel est enclin

A chanter tendresse.

 

Il suffit d’un sourire

Volé à l’horizon

Pour soumettre le néant.

 

Et elle danse au-dessus des vagues

Pour allumer des étoiles

A toutes les nuits.

 

Et elle danse au-dessus des vagues

Arc-en-ciel enroulé

A ses frêles poignets.

15/04/2012

et si je chante pour toi...

 

Tu m’as donné la chair,

Mais pas la vie.

Tu n’as pas voulu de moi,

Tu ne pouvais pas.

Alors, je vais là-bas.

Je sais que tu viendras.

Je te préparerai un endroit,

Où chaque goutte de pluie

Brillera comme un sourire.

Je garnirai de fruits

Les murs et les pierres.

Je poserai des étoiles

Au fond de tous les puits.

Ce matin, je t’attends là-bas,

Puisqu’ici, tu n’as pas voulu de moi.

Je sais que tu viendras.

Et si je chante pour toi,

C'est qu'ici je ne sais faire que ça.

13/04/2012

A l’ombre des sunlights

Il a posé son sac

Sans crier gare.

Rivage aléatoire

Affamé de ressac.

Il a posé son sac,

Parti, sans un regard.

 

A l’ombre des sunlights

Papillons de nuit

Affolés de staccato

Dansent la vie à l’envie…

… à l’envie.

 

Il dessine la nuit

Au milieu de nulle part

Ses mains tordant le monde

Engoncé de murmures.

Il dessine la nuit,

A l’oubli de sa folie.

 

A l’ombre des sunlights

Papillons de nuit

Affolés de staccato

Dansent la vie à l’envie…

… à l’envie.

mots-rocaille

 

Anges et démons

Bousculant le néant

Jours labourés

Par griffes de fer

Irrépressible nausée

A la violence glorifiée.

 

Et si peu importe les discours

Les mots creusent sillon

Fils rêches ourlant

Ailes frêles

Improbable addition

Du sens et de l’action.


Mots rocaille

Piaffant dans le néant

Jours ballotés

D’ici à maintenant

Insondable mystère

De la terre toujours vierge.

 

12/04/2012

je m'en vais là-bas

 

La rue est ténèbres.

Grouillent goules et fantômes

Je m’en vais là-bas.

 

La fougère gazouille des silences.

Princesse nimbée d’un halo d’or,

Je te cueille du bout des yeux.

 

La ville est nombre.

Cliquettent  aciers et mandibules

Je m’en vais là-bas.

 

La brume poudre l’acacia.

Peuple d’ambre à la sève épicée,

Je te cueille du bout des doigts.

04/04/2012

pour demain.

Aux masques déposés,

La lumière renaitra crue.

Et seuls les yeux délavés

Pourront regarder.

 

Aux gerbes d'eau partagées,

La lumière dansera nue.

Et seuls les hommes assoiffés

Pourront chanter.

 

Et ce ne sera que juste frontière

Entre avoir et être.

Hors des guerres, hors du paraître,

Demain, peut-être.

 

parce que...

Je veux lire tout ton livre,

Les tâches et les pages arrachées

Les contes épiques et les piques du passé.

Je danserai à tes chants irrisés,

Sur la pointe des yeux,

Saluerai l'âme voilée

Qui a partagé tes jeux.

Je noierai de camaïeu

Les blancs et les ratures,

Remplirai les marges de futur.

Je veux lire tout ton livre

Pour en repousser la fin,

Toujours plus loin.

 

... t'avais qu'à pas me montrer la couverture :-)))

et l'écho m'est revenu...

Sors de là, petit chat,

Il n'y a pas de place pour toi!

Tu te glisses sous mes yeux,

Me lèches de bleu,

Folâtres et gambades

Au soleil couché.

Sors de là, petit chat,

Il n'y a pas de place pour toi!

Je suis le dragon Doux-Amer,

Mes écailles constellent la nuit.

Veilleur d'horizon,

Mon coeur rythme la houle...

Seul, essentiel.

Sors de là, petit chat,

Il n'y a pas de place pour toi!

 

mais un jour, un jour au soleil levant, petit chat fera entendre son chant, réclamera sa place en grondant plus fort que la nuit du dragon...

un jour, un jour peut-être...

18/03/2012

l'encre pâle de la nuit.

Sur mes mains, l'encre pâle de la nuit

Dessine le bleu du monde de demain.

Regard rivé au bout des doigts,

On se frôle,

On se tait,

Respiration muette, suspendue.

Et le tumulte des possibles me laisse hagarde au bord du chemin.

Clochette fragile,

Réveil matin

Mesure le temps qui coule.

Les gouttes de pluie perlent les petits matins.

Où donc est passé demain?



03/07/2011

résistance

Tu ne sais pas, petite fille,

Il ne t'a pas dit.

Alors, je te raconte ce qu'il ya,

De l'autre côté de ton monde.

 

A mon front, perles de pluie,

Couronne d'or.

A mes poignets, liane aurore,

Bracelets d'ambre.

 

Pour mon île de négresses,

Courbées dans les champs,

Pour mes fils du soleil levant,

Je chante la grâce de la différence.

 

Bras levés, bénie par ma terre,

J'entre en résistance.

Et  je danse jusqu'à la transe,

La honte de ses silences.

 

Aujourd'hui, je revendique

Comme papillon, ses ailes,

Comme fanal, son étincelle,

Le titre de négresse indécente.

 

Mappemonde à l'envers,

Dans tes yeux fermés, petite fille!

Et demain,  demain tu sauras,

Que l'autre est ta plus belle part.