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05/05/2009

les mots...

Les mots en prière,

Les yeux en clairière,

La lune en pente douce

Vers l’infini des cieux.

Et la vie se trémousse

Au bord d’un monde creux.

10/02/2009

mon ange a fait des siennes...

Quand les mots me viennent,

Mes mains dansent sur ta peau,

Point-virgule et guillemets.

Et les dictionnaires perdent leurs volumes,

Et le ciel caracole en nuées-plume.


Pourquoi chercher Dieu

Ailleurs que dans le monde

Puisqu’il s’est incarné pour nous ?

Catapultée par-dessus les ombres de mon ego,

La douceur d’être là, dans la volonté de la lumière.


La mer écrit le sens, bien mieux que mes mots.

Ecoute là chanter, mon bonheur grain de vie.

Je disparais dans ses flots.

Oh ! Je disparais dans ses flots,

Quand ma peau touche ta peau !

Et le monde s’ouvre à l’infini d’une goutte d’eau.


Demain, je serai Autre.

Demain, je serai Toi.

Un peu... Peut-être...

28/11/2008

écho 21

Oui, j’ai vu les hommes...

 

Il y a les individualistes :

Ceux qui ont oublié le fil qui les reliait à l’Autre.

Ceux qui le cherchent tout au fond d’eux-mêmes.

Leur ciel n’est pas de la même couleur.

 

Et puis, il y a ceux qui sont posés dans la toile de la Vie.

Ils n’ont plus besoin de fil.

Ils sont tissés dans l’hyménée de la terre et du ciel.

Mais ceux-là, sont rares comme trésor.

 

Et moi, je ne suis qu’une oiselle.

18/11/2008

écho 20

Le lion est triste.

Il a perdu ses souliers vernis. Chaque matin, il les faisait briller, pour étinceler les yeux des antilopes. Ah ! Il les connaît bien ses antilopes ! Elles font mine comme ça de s’effaroucher et de scander leur affolement quand ses souliers vernis frappent le sol en cadence. Et elles commencent leur danse, enchâssées dans l’air qui luit. Il l’a lu dans leurs yeux et leurs muscles impatients.

 

Le lion est triste.

Ses pattes douces, coussinets inaudibles, qui va faire danser ses antilopes ? Sûrement pas les feux de l’aurore qui se mirent pour leur gloire ! Sûrement pas le fier butor qui ne sent que ses ailes !

La terre, peut-être, celle qui sait rugir rouge sang, rouge volcan ? Non. L’antilope l’aime trop. Elle la lèche en son sel, muscles éteints.

 

Le lion est triste.

Il cherche savane. Il y a bien ces boîtes en métal, oubliées par l’Etre. Politique et théologie qu’elles s’appellent. Mais elles blessent tant ses pieds ! Cadence tronquée, dissonante !

Le lion lève le museau et se couche. Son cœur seul cognant contre ses côtes. Il s’applique à sa caisse de résonnance. Un matin et encore un matin. Il se souvient d’avant les souliers vernis.

 

Une antilope s’approche.

La seule, perdue de sa meute, parce qu’elle croit encore au Père Noël à cause de son nez rouge et pas du tout aux souliers vernis.

Et elle le lèche, le lèche comme le sel de la vie et c’est la savane qui s’est mise à danser.

 

p.s. : Casting  (le mien, mais zavez qu'à faire le votre, ok?)

Dans le rôle du Pouvoir de la Vie : Le Lion.

Dans le rôle de la Quëte de la Vie : L'Antilope.

Dans le rôle de du Savoir :  les feux de l'Aurore.

Dans le rôle du Langage : le Butor.

Dans le rôle de l'Homme : l'Etre.

Dans le rôle du Ciel et du Monde enfin réunis, La Savane.

Et la Terre? La Terre, je ne sais pas. Elle s'est invitée malgré moi...

 

pssssiiiiiiiitttttttttt : ça c'est le conte 20. les 21, 22 ou 23, ne sont pas dans mon coco. ils sont à chanter par qui veut, par qui sait...

17/10/2008

mon ti gâté :-))

Quand dans ma vie

Il fait trop gris,

Je prie Marie.

 

Quand l’arc-en-ciel

Brille, m’émerveille,

Je remercie ma Dame du ciel.

 

Mais quand mes yeux sont oranger,

Mes mains virevoltantes, troublées,

C’est toi que je vois, mon ti gâté...

01/09/2008

écho 17.

Dire au monde, faire avec les hommes?

Hum... c'est lundi, je vais travailler !

27/08/2008

homo.

Je ne veux plus des mots

Qui font ‘ha’, qui font ‘ho’,

Des mots sensés,

Architecturés au cordeau,

Profonds comme abîmes,

Qui cassent mon coco.

Mais voilà !

Les mots ne l’entendent pas comme ça !

Et mes yeux glanent des ‘ho’ et des ‘ha’,

Tintamarresques ou tintinnabulisses,

Zinzins futiles et fascinants,

Voiles ivres de firmament.

Mais voilà!

Les mots se fichent de mon coco !

Ils s’enroulent de beauté,

Me délient, m’animent.

Mots à mots,

Scintillent les interstices,

Je m’arrime...

27/06/2008

Approche...

Approche-toi petite fleur.

N’aies pas peur.

Laisse-moi,

Moi, le fou, le sauvage,

Respirer ton cœur,

Lécher tes pétales.

Moi le fou, le sauvage,

Je t’offre l’eau de mes yeux,

Pour apaiser ton feu

Approche-toi petite fleur.

J’ai si peur !

25/06/2008

respiration.

 

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(je ne sais plus où j'ai pêché cette photo... mais merci à la personne qui l'a posée sur le net, pour ravir mes yeux... )

 

Arrêter le bonheur

Le prendre en plein vol

Lui dire deux mots

Le cajoler, l’effeuiller,

Le faire chanter...

Debout comme une enfant

Echappée de la ronde du temps,

Simple est la vie offerte à tous vents.

Simple...

Et je me cache en riant

Dans les plis de Sa lumière.

02/05/2008

moringue

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Deux corps s’élancent,

Torse contre torse.

Deux cœurs résonnent,

Conte pour légende.

Deux âmes se saluent,

Ombre et Lumière.

Sang-rouleur puise chant de la terre.

Etincelles irriguées de soleil,

Dansent en ailes de papillon,

Aube de l'humanité.

 

27/04/2008

pommes d'or

 

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Dame Souris s’est posée

Dans les bras de Monsieur Chat.

Cardinal, haut perché

Sourit de tout ses yeux.

D’aube ocre, d’herbe bleue,

Il connaît d’autres jeux.

L’action, la grâce et la pensée

... et la faim en ma main,

Pommes d’or sur le chemin.

Dame Souris s’est posée

Dans les bras de Monsieur Chat.

Ainsi sonne le glas

De l’univers sot et fat.

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25/04/2008

écrire...

Etre plume à défaut d’être oiseau.

06/04/2008

j'attends mon amoureux...

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  Nu se coiffant, 1975. Dairac.
 

J’attends mon amoureux…

Faut que je lisse un peu mes cheveux.

Lever tous les éclis de ma tête.

Et poser enfin mon dernier cri de bête,

Etouffé à m’étrangler l’épinglette,

Pour vous faire joyeux.

Il se peut même que j’oublie un peu…

 

Outre remplie de feintes amitiés,

Tu n’es que pale-toqué

Endimanché de nombrilisme.

Je crache sur tes pardessus d’ombres

Comme sur tes clartés escroquées,

Astiquées contre murs sombres.

Mon poing levé de solitude

A dépouillé l’être bafoué

A l’horizon de tes certitudes.

Et  j’avale la pluie de tes souillures,

Et je vomis ce morceau de mon cerveau

Et je m’en fous et je m’en vais

Pour que mon ciel redevienne pur.

(les mots hurlants, septembre2007- avril 2008- kintana)

 

p.s. :

‘mauvaise, té ! j’le savais !’ 

je vous donne le la,

conjuguez-le tant que vous voulez,

vous ne ferez pas pire que moi !

;-) 

 

19/01/2008

envol

Découvert ce matin... j’en suis tombée raide amoureuse !!! Dommage, vous devrez faire l’effort de chercher le lien pour partager... à moins que quelqu’un ait la douce obligeance de bien vouloir m’expliquer pas à pas comment on fait pour mettre cet envol ici, autrement qu’en pauvres lettres !!!

 

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Un tour de manège
Autour de nos vies
Nos vies
Qui tournent en rond
Un tour de magie
Pour voir
Si le voyage
Vaut le coup

Un tour de manège
Autour de nous qui
Tournons autour de nous
Un tour de toupie
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour…

la la la la la la

 

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http://www.dailymotion.com/video/x3eol3_stanislas-le-manege_music 

 

15/01/2008

à force...

...de lire et vouloir dire des choses trop alambiquées

Pour le coco qu'On m'a donné,

Pour me raconter que je suis belle,

J’ai  oublié mes pieds !

Mais à quoi donc peut servir une belle assise !

Alors, j’ai demandé une avance au bonheur !

Noisettes et cardamome,

Thé noir et beurre ranci,

Cannelle et vanille,

J’ai pris les parfums de tes nuits

Pour me mener jusqu’à bon port.

Les contes sont justes sur les marches de l’Amour.

Oiseaux et eau claire, les pierres aussi chantent l’espoir.

p.s. : Y a pas de rimes? Ah! ben c'est pas un poème, mais ça passe à la ligne pour pêcher aux heures creuses. :-)

 

 

05/12/2007

hi hi hi....

Oh ! ça alors !

Je n’ai rien fait, je n’ai rien dit et j’ai quand même vécu !

La parole se veut tisser ce que le bruit de nos mots a rompu.

Faut-il qu'elle se prenne au sérieux, quand même!

Saoulons-nous donc de ce qui ainsi console.

Sinon, reste à mourir gaiement ...

en se brisant contre son propre écho.

30/10/2007

Tête-en-l’air

Espace carré blanc

Giclée d’or rose

Griffant le néant.

Les nuages s’inventent des poses.

La nuit approche, le monde attend.

Charivari de cloches sans battant.

Grimper au plafond ?

Je ne suis pas lézard.

Chimérique jonction.

27/10/2007

Scrabble

Nous accueillons les mots des autres le plus souvent comme jeu de scrabble. Nous nous appliquons à remettre les lettres à leur place pour former les mots que nous connaissons et reconnaissons.

Ainsi, ‘bécali’, peut se lire ‘calibré’, suffit juste de rajouter les airs certainement oubliés et bien ranger. Mais les mots sont l’eau de l’âme… pourquoi s’étonner alors de ne rien comprendre à l’autre ?

Vous avez dit provoc?   :-))))

21/10/2007

L'inconnu

Il est entré sans frapper.

Irruption incongrue

A la peau veloutée…

Ridelles du présent

Encordent mon cœur,

Murs opalescents

Apeurant le bonheur.

Si la vie s’affiche en blanc,

Mêmes gênes, même sang,

Tortillée au fond des tripes

Noir et feu tu l’extirpes !

 

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        Vous croyez que j’aurai du l’embrasser ?

 

 

13/10/2007

Perles d'octobre.

  Sur une aile du vent, un matin, deux minuscules graines de pollen se sont télescopées.

   L’une venait d’un pays du Levant. Elle avait beaucoup voyagé. Dorée et légère, brillante de la rosée amassée. Perle de bambou, toute pleine déjà de tiges souples accordées au vent. Toute forte déjà de son royaume baigné de cristal vert.

  L’autre venait d’un pays du couchant. Elle avait beaucoup rêvé. Sauvage et fière, embrumée de lave-volcan. Goutte de fanjan, toute polarisée encore, par le chemin accordé. Toute assoiffée encore de voûtes claires à partager.

  A l’aube d’octobre, elles se sont devinées, sous le regard amusé de la lune qui s’endormait.

  De couleurs, d’abord elles ont parlé. De l’or pâle au rouge sang, petites graines pianotaient dans le ciel pur leurs regards ébahis de souffles chauds.

  De toutes leurs couleurs elles ont parlé... et cela leur a suffi.

 

Oiseau au bout de la branche

Vigne marronne, maillée fin,

La vie chiffonnée se penche,

A chaque phrase, un point.

 

Murmurent et s’envolent

Les perles d’Octobre,

En marguerites folles.

Les cœurs sont sobres.