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28.04.2008

et demain sera bleu...

L’espérance a goût de cèdre

Tabernacle de ta parole inachevée.

Tu m’as donné l’amer des hommes

Et je me suis noyée.

Cube d’ébène sur ma langue,

Serre encore un peu plus mes chaînes

Que je ne m’envole pas.

L’espérance imaginée

File mon âme au gré des lames.

Et demain sera bleu...

27.04.2008

pommes d'or

 

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Dame Souris s’est posée

Dans les bras de Monsieur Chat.

Cardinal, haut perché

Sourit de tout ses yeux.

D’aube ocre, d’herbe bleue,

Il connaît d’autres jeux.

L’action, la grâce et la pensée

... et la faim en ma main,

Pommes d’or sur le chemin.

Dame Souris s’est posée

Dans les bras de Monsieur Chat.

Ainsi sonne le glas

De l’univers sot et fat.

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25.04.2008

écrire...

Etre plume à défaut d’être oiseau.

24.04.2008

regard.

Dans son combat contre le temps

La lune a perdu son menton.

Masque ou loup, aux yeux perçants,

Signe de l’amour libre assurément,

Dans un ciel sans fronton !

23.04.2008

écho 13

La lune s’affiche, transparence du ciel vide.

Parure inutile...

Aller voir derrière, couleurs qui fibrillent.

Aller...

A l'encre bleue de tes mots

Puiser volcan ouvert.

22.04.2008

le mendiant.

Il s’acharnait à tout va,

Creusant rouge à tour de bras,

Puisqu’enfin il possédait.

Ombre de ce qu’il voulait.

Ombre de ce qu’il faisait.

 

Ombre s’est envolée !

 

Contraints par ses cris

De bête aux abois,

Les hommes de loi,

Les femmes de foi,

N’ont pas capté

Le seul regret attaché

A ses yeux hallucinés :

N’avoir fait perdurer

Battoir en ses mains,

Butoir à sa colère.

 

Pitié de l’humanité !

 

Dans sa main tendue,

Pitoyable et affamée,

J’ai craché l’obole.

Et un regard de feu,

A lavé nos âmes.

Les mots à dire...

Les mots à dire viennent du trop plein d’amour, pas du manque.

Et peu importe les barrages, les embouchures, les détours et les déserts. Faut bien qu’il y ait une source pour que l’eau s’écoule.

Contempler le ciel ou regarder le monde, mais retrouver et se présenter à sa source, toujours assoiffé et à jamais comblé.  

Goutte fragile ou torrent, colorée ou toute claire, cette eau là est vive... juste vive à déborder en mots partagés.

 

16.04.2008

écho... encore.

J’ai vu la mort, et je te l’ai montrée.

J’ai vu la folie et je te l’ai montrée.

J’ai vu la souffrance, la rancœur, l’ignoble et la peur...

Tu n’as retenu que la danse de mes mots sur tes yeux.

Tu n’as pris que la douceur retenue de mes mains sur ta peau.

Je peux vivre à présent.

12.04.2008

la rose en ma main.

La rose en ma main, est épine.

Le papillon en ma main, est poussière.

Le chant de l’oiseau est coupe de Vie.

Ni je l’approche, ni je le cueille.

Il entrelace le vent, racine mon âme.

Deux corps fondus accrochent la nuit,

Distillant en silence l’aube bleue.

Je ne le sais pas encore,

Mais c’est accompli.

C’est ainsi qu’il me dit...

‘Attends-moi, je suis ta voix !’

09.04.2008

écho-sourire

La lune s’arc-en-cièle

Dans un chant d’étoiles.

Ma joie vient de là,

Ma joie me porte là-bas.

 

L’aube est rose,

Et mon cœur se pose.

Plus de fronde où se battre,

Juste temps pour s’ébattre.

 

Petit jour s’en vient

Chatouillant mes mains.

Et plonger dans le monde,

Pupilles cadençant la ronde.

 

Et encore un matin, devenu aurore...

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