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29.03.2008

chrysalides

De ses mains jointes, elle a fait une cathédrale.

Il a croisé par dessus les siennes,

et une colombe s’est envolée.

Alors, dans leurs cœurs abandonnés à l’aube,

ils ont contemplé l’union de la terre et du ciel.

Puis, ils sont morts.

si je savais chanter ...

Si je savais chanter comme cardinal, je dirai...

 

Je te reconnais, mon amour,

Comme creux de l’agora où pousseront mes ailes.

Je te choisis, mon amour,

Comme sceau de ma Liberté.

Mais je suis déjà loin de toi, mon amour,

Puisque je t’aime.

Puisse-tu en faire de même.

27.03.2008

lever

Extirper du fin fond de l’océan,

Coquillage ambré de soleil levant,

Dévoiler à l’écume sa peau de nacre,

Ouvrir son cœur au diapason de l’univers,

Fondre d’or la goutte de rosée révélée,

Et dans la nudité de son âme,

Ecrire, sans fioritures, sans ratures...

Je vous aime.

20.03.2008

petite madame

Petite madame, j’ai vu, tu sais,

La dentelle de peau à ton poignet.

J’ai vu le cœur-bobo

Lestant ton épaule nue.

J’ai vu tes doigts perlés,

Rouge-sang écaillés…

Ecaillés comme ton âme

Posée au coin de mon bureau.

Et toi, petite madame, as-tu reçu

Le feu caresse de mes yeux

Sur tes plaintes trop délavées ?

Dis, as-tu senti ta colère cloîtrée

Frissonner, bondir et ricocher

Et me sourdre en cris creux ?

Non, petite madame, non !

Plus de sœurs, de foutre souillées !

Plus de terreur murmurée !

Te faire hurler, je le veux !

Ils t’entendront bien ces malotrus,

Ces  vauriens, ces moins que rien !

Ils t’entendront bien, ces chiens,

Si à ta voix j’ajoute l’oriflamme

De ma colère fanée au confort de mes jeux!

Et ouvrir les écluses et griffer l’eau

De toutes les armes en sursis

Au fond des cœurs meurtris…

Je suis pour la libre circulation

Des biens et des idées…

Et de l’Amour aussi, bécali !

sipek pardon ek kamaléon

Je l’ai croisée sur le bord du chemin. Elle regardait, souriant, les autres, gloussant, se trémoussant, chamarrés, affolés d’arriver premiers.

Ombre verte fondue dans l’herbe, postée en sentinelle. Ses longs membres fins dépliés droit devant, invite offerte à la beauté.

-   Petite sauterelle, âme chipèque, si la beauté est but ultime, dis moi donc, quel est son nom ?

-   Petite tête camaléon! ce ne sont pas les autres que je porte à mes yeux ! Je souris de leurs ombres qui viennent danser sur ma peau et me font robe de beauté !  Et toi, passe donc ton chemin, tu lui fais tache à rester là immobile !

 

Sipek pardon, la kas zasièt en mil morso,

Kas mon koko, pou bwar do lo.

Mwin la kos koté d’li

Mwin la gob son vi!

Astér sé mwin ki véy si bor somin

Mon dé pat kroisé sou mwin !

Astér mi vey, m’enfou pas mal,

Tout bann valal tran giny la gal

Si tantelman zot lang i pandiy

Dépi gran matin !

17.03.2008

écho 11.

L’esthétisme est à mesure d’homme,

la beauté rivage de Dieu.

Abandonner l’idée pour entendre les anges

… et les yeux se colorent de bleu.

Abandonner tout essai, et s'entendre chanter.

La vie est immense, mais papillon a sa chance

de virevolter dans l’air sucré de rosée.

Ce matin, l’aube m’a dit…

Ce matin, l’aube m’a ravie...

Comme poussière d'âme.

 

15.03.2008

la montagne se fait île...

La montagne se fait île,

Posée vert-bleu tendre

Dans un lac de nuages gris.

 Picorer d’éphémère,

Comme forçat en galère.

Mais cardinal se plante

Tout au bout de la hampe.

En point nommé.

Sensible à la seule beauté

De l’île enrubannée

Et des mots racontés.

Pulse et brille le chemin

Pulse et brille le matin

Engoutté de rosée…

07.03.2008

maison! ET veut retourner maison...

L’homme ne crée pas,

Il dit juste la création.

Les mots lui servent à ça…

Les mots au fil de l’eau

Quand son regard est beau,

Les mots teintés de sang

Quand son regard est volcan.

La poésie est un état d’esprit.

Chacun sa clé,  pour la même maison.

Et si Bon Dieu passe par là,

La maison chante à  tous les horizons.

 

04.03.2008

nuages

Et la  montagne bleue oublie d’être belle pour se mirer en son ombre.

Nuages a rosi ses cheveux…

Si j’apprécie, parfois je le dis, parfois juste je souris.

Regarde donc dans mes yeux si je t’aime et laisse les couleurs café-crème.

02.03.2008

un seul bonheur.

La vie en bits et en clics

Et les pieds dansent avec fureur.

La triche, la gloriole et la nique

Et les yeux qui pleurent.

Toujours la même quête,

Et un seul bonheur.

Perdus Zola et l’absinthe

Les corps rompus de crainte.

Les fils de l’aube feinte

Se tissent comme leurres.

Mais quand je suis …

Douce à hauteur de sa main,

Danse au creux de ses reins,

Nichée dans son regard gris,

Sans pourquoi, sans comment…

Ma juste place au soleil levant.

Et toujours la même quête,

Et un seul bonheur.

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