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29.02.2008

il en est...

Il en est des pays

Comme voiles à l’infini.

Au plus clair de nos âmes,

Au plus fort de l’indicible.

Il en est des pays

Comme voyage immobile.

Centre et cercle

Entremêlés à l’infini.
 
p.s. :
ma maison est ici,
les autres sont mes pays... ;-)
 
 

21.02.2008

LA civilisation... toute la civilisation!

La civilité première quand on veut dire L’univers et Son horizon ne serait-elle pas de montrer son nombril ?

Ainsi, les autres, les sauvages et les exotiques pourraient au moins sentir d’où vient le vent de La civilisation.

Ah ! le mien -de nombril- est bleu-outremer... mais je le laisse à votre imagination. :-)))

20.02.2008

crépuscule

Ombre violette

Ombre de pas oubliés.

La feuille craquante

Du jasmin de nuit

Médite son indolence,

L’écrit sur mes yeux.

Et l’air s’endort...

Chaviré, siguidé 

De douceur immobile.

Et la montagne attend...

Reins arqués sous la caresse

Des nuages aux mains dorées.

Et la montagne se tend

Ventre raviné de lueurs feu follets.

Lui reste à dire,

A dire juste au creux du soleil.

Pas à l’ombre violette !

Ombre des mots oubliés...

17.02.2008

pétale de nuit.

Cardinal m’a dit :

Quoi ? Encore ton cri

Noir et infâme !

Mais tout est faux, ma mie !

Ferme ta porte, ton jardin.

Avale-la ta vie !

Sans traces et sans bruit.

Efface et détruit

Les mots rouges perlés,

De ton sang-volcan stérile et mauvais.

Annulés tes élans, tes caresses,

Ta main tendue, tes sourires tendresse.

Tu n’es que poison !

Poison ! Insulte à la beauté,

La seule vérité.

 

Ô mon âme,

Sois donc anéantie !

Ton royaume n’est rien.

Ô pétale létal, viens !

Toi seul, es mon chemin.

Ne tarde plus, mon essentiel,

J’ai déjà perdu le ciel...

Et je m’endors doucement,

Gouttes bleues au fond des veines,

Echec et mat ! Assurément,

Le plus bel azur de cette quête vaine.

12.02.2008

encore et enfin.

Paver les sentes et les chemins

De pas cueillis à la volée

Et déposer la vérité

Dans la conque de demain.

Encore et Enfin.

 

La vie murmure

A travers ses créatures

Qui se croient parler

Mais ne sont que perroquets.

Encore et Enfin.

 

Et l’absolu modèle

L’âpre ritournelle :

L’homme au temps infondé,

Ni il crée, ni il sait.

Encore et Enfin.

 

Quand le Dieu vécut

Il n’eut d’autre but

Que de rêver la Vie ...

Que nous buvons jusqu’à la lie.

Encore et Enfin.

 

Mais préservé de toutes mains

Arrosé d’embruns constellés

Entrelacé d’incertains,

Le nouveau jardin.

Encore et Enfin.

 

Puisse votre simple plaisir à dire

M’inciter finalement à vous lire.

Lire est prétexte à croire,

Dire est la vérité de croire,

Encore et Enfin

 

 

p.s. : échos, écho de l'Andre... oh !

.

11.02.2008

tu es...

Tu es à moi, mec !

Comme l’eau est à la pluie

Essentielle, séparée

Entière et incomplète.

Comme l’eau de la rivière

Qui se moque de la pluie,

Oui, tu es à moi mec!

De mon cœur à mes mains

Tu ne veux faire le chemin.

J’ai lissé mes veines

Et mon sang coule.

Glisse, mon amour, glisse

De mon cœur à ma main.

Elle t’attend en caresse

A la pointe de ton âme.

Glisse, mon cœur, glisse

De mon encre à mes lèvres.

Complétude infinie

Des mots bus à tes yeux...

Oui, tu es un peu de moi, mec!

 

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