« 2007-12 | Page d'accueil | 2008-02 »

29.01.2008

chut!

Un amour m’est poussé.

Tout chaud, tout mordoré.

Fallait bien le donner !

Je l’ai déposé à son oreille,

Comme un petit enfant

A la porte d’un couvent.

Et je suis partie…

Faut  pas déranger sa vie !

Chut ! que le vent m’accueille !

J’ai à danser maintenant !

.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.__.

 

Palefrenier de l’extrême,

Colle mors aux dents de la sirène

Et trempe en misouk

Son cri dans l’océan,

L’égoutte et le brique

Et l’exhibe en brillants…

26.01.2008

écho dix.

Les yeux volent les mots

Sans la sève, sans le sang.

Suspendues en plein ciel

Papangues ou tourterelles,

Dix ailes virevoltant.

L’esprit fait travail d’estomac.

Cherche le signe,

Cherche la ronde,

Cherche le cordeau,

A se nourrir vraiment.

Les oreilles attrapent l’onde

Et c’est le cœur qui bat.

La peau touche la peau

Et c’est la vie qui va... qui vaut.

25.01.2008

Comment donc te donner …

... la brise rose qui m’a réveillée ce matin... le salut  oranger de l’hibiscus toutes pétales ensommeillés... la note rouge clair, plongeon de cardinal, en invite d’envol... la grâce de la lune arrondie par la caresse du soleil... la douceur sucrée de la  brindille de feu, me calinant le front...

Comment te dire l’aube accueillant ma présence dans sa ronde tendre...

Comment te dire... enroulée dans ma terre et mon ciel ?

Comment donc te donner la couleur de mon sang ?

A la seule dimension du bout de ma langue, l’eau de ma vie pour faire chanter la tienne ?

Les mots prennent racines et reliefs dans les émotions irriguées par nos ans...

24.01.2008

la beauté du geste

Fugace inscription

Vol de papillon.

Alors, reste la beauté du geste.

Celle qui justifie tout.

Et si ma gorge est amère,  laisse !

C’est que j’en cultive le goût.

Traces de fiel ?

Légère insouciance...

Juste une cadence !

Que mon esprit les goûte en miel !

Mon cœur,  lui…

A quoi il sert, dis ?

21.01.2008

les néo-ést.

Ils grattent les mots jusqu’aux os.

Peignent à l’épure

Et Rythment très dur !

Ils crachent sur les villes,

Les lignes et les murs.

Et vomissent... beaucoup !

Sur tout !

Surtout sur les hommes,

Et  les femmes comme moi !

(La Femme, Elle,  ils la vénèrent :

Une coupe d’ambroisie,

Juste à l’infini de leur moi,

Comme il se doit.)

Zont le temps.

Ce sont les Esthètes, les néo-ést.

Ils étudient... beaucoup !

Les pourquoi et les comment !

Alors, ils savent et exposent.

Sur tout !

Surtout sur le travail.

Dégénérescence ultime de l’homme

Ane bâté aux yeux bouchés.

C’est que Eux ont vu l’envers du décor.

Sublime, Immanence et  vérité.

Ça a rayé leurs yeux, définitivement.

Alors, parfois,

Ils se taillent un peu les bras.

C’est leur karma !

‘Tin ! Ce matin je vais faire du mécénat !

A m’en faire péter le fiel !

Que la Beauté soit !

p.s. : sauf la moitié, bien sûr ;-)

Bon Dieu, tu m'as placée dans le clan des artisans, merci à toi, et tant pis pour moi!

20.01.2008

il pleut

Quand j’étais petite, je croyais que les anges faisaient pipi sur ma tête. Alors, fallait être gentille, très gentille à toujours dire ‘oui’, raide comme  un i  pour contenir mon âme échevelée. C’est parce que je n’aimais que la poussière sèche qui poudre les orteils.

Aux premières gouttes, je m’encoquillais comme escargot aux antennes brusquées et je me réveillais comme sauterelle à l’arc-en-ciel. Et quand il y avait cyclone, c’était le Bon Dieu qui se libérait.

Aujourd’hui, je commence à aimer la pluie. Bécali, je vieillis !

Mais j’ai toujours peur des cyclones...

 

p.s. :Juste pour dire, comme on joue à la marelle en attendant le ciel.

19.01.2008

la demoiselle

Continent s’est pris pour demoiselle

Quand les vagues ont léché ses falaises.

S’est régalé d’une ritournelle

D’une envolée, d’une  bagatelle.

Son âme âpre, spirulente, voilée

D’un  entre-deux de dentelles,

Satinés ses poings de sang et de suc gorgés !

Et tout digne de sa virginité volée

A l’onde amoureuse, il condescend

A voir venir à lui les petits enfants,

Les benêts et les insolents,

Pieds et poings blanchis au savon.

Carré dans l’attente compassée

D’un princesse-paon,

Il se pavane,  gavé  d’être le mitan

Du monde et de l’anamnèse.

Mais vu du ciel,

Seule l’île est demoiselle

Corolle opaline offerte au soleil.

Point, ancré au réveil de l’océan.

Le début et la fin du voyage.

Homme, lace donc tes sandales !

envol

Découvert ce matin... j’en suis tombée raide amoureuse !!! Dommage, vous devrez faire l’effort de chercher le lien pour partager... à moins que quelqu’un ait la douce obligeance de bien vouloir m’expliquer pas à pas comment on fait pour mettre cet envol ici, autrement qu’en pauvres lettres !!!

 

******************************************

Un tour de manège
Autour de nos vies
Nos vies
Qui tournent en rond
Un tour de magie
Pour voir
Si le voyage
Vaut le coup

Un tour de manège
Autour de nous qui
Tournons autour de nous
Un tour de toupie
Pour voir
Si notre amour
Vaut le tour…

la la la la la la

 

******************************************

http://www.dailymotion.com/video/x3eol3_stanislas-le-mane... 

 

18.01.2008

;-)

Dans l'arc en ciel de mon coeur,
La vie murmure le bonheur,
D'accueillir toutes les couleurs...
Alors, que mon esprit se taise!
Lui qui ne connait que fadaises!
Et si sans combat,
Sans cris et sans choix,
aimer n'est pas Aimer,
Que mon épée soit aiguisée
Pour trancher en premier
Mes démons familiers!

 

 

Ok, ok! mots en sirop la cuite non filtrés, dégoulinant de douceâtreries...  mais guimauve aux yeux et charrue aux bras, alors... et pendant ce temps là, certains en profitent pour se faire la belle! C'est la vie qui va...

 

17.01.2008

la dignité

« Quelque chose dû à l’humain du seul fait qu’il soit humain » Paul Ricoeur.

Mon œil !

 « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit et en dignité » Droits de l’homme - Article Premier !

Mon œil !

Ah ! C’est vrai... on dit aussi digne de mépris !

Zont toujours raison ceux qui savent !

La maison d’un homme de 67 ans a brûlé aujourd’hui. Enfin, maison... son boucan ! Et lui ne le sait pas, il est quelque part dans le fin fond du monde, à se saouler de rhum.

La vie d’un chien blanc est partie aujourd’hui. Et lui, ne le sait pas... d’ailleurs savait même pas qu’il était en vie celui-là ! oups ! pardon ! c’est pas un humain  !

La dignité est le masque de l’orgueil de l’homme savant. Encore un leurre de sa place en haut de la Création-Sphère qu’il a transmuté en triangle... à la mesure de son coco !

Dignité ?

Mon œil !

p.s. : regardez en haut, j'avais prévenu...kozman-volcan, mais ça dépend des moments.

re-p.s. passé d'une nuit : à ce que mon coco dit, la dignité est mesure de l'homme sur l'homme, mais le dico ce matin m'a dit que la fierté vient du mot latin 'sauvage'...et mon ange a approuvé! J'ai fait mon choix, pour faire sourire ma journée :-)

Toutes les notes