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11.11.2007

filon d'or.

La Vie est filon d’or qui traverse tout ce qui est. Plonger à travers eau, terre et magma pour se poser dans ce filon, telle est la quête. Et comme ce qui est en bas est en haut, ce plongeon est ascension.

La Vie qui nous traverse est d’unique nature. Ce matin le ciel s’est dessiné des nuages roses liserés d’or et le fier martin m’a regardé droit dans les yeux. Je ne suis pas autre chose que ce regard d’oiseau et cette danse des nuées.

Et se tenir en équilibre, même fragile, même en pointillés, sur cette source qui cogne les yeux d’étincelles, pour s’ouvrir au Vivant. Là est la présence à l’Autre. Là est mon Dieu Vivant. Et si je l’affirme, c’est juste parce qu’ainsi se déroule le fil qui me relie à la Vie.

10.11.2007

le bourgeon et la mer.

Frêle, encoquillé de terre,

Juste une envie sauvage d’air libre.

S’étire, s’étire et hume le vent.

Juste une envie implacable de ciel.

Le bourgeon se fait arbre.

Et il attend.

Il attend, il ne sait quoi

Mais un souvenir lui commande l’attente.

 

La mer danse et se plisse de terre.

Juste une envie lascive de faire.

Giclée d’écume à tout vent.

Juste une envie heureuse de chant.

Elle lisse ses gouttes

A l’oranger du soleil couchant.

Et elle chante.

Et sa chanson fascinante invite.

 

... à une rencontre essentielle.

vol

La vie a blessé mon coeur,

Alors je lui ai volé une journée.

Je me suis enroulée dans mes cheveux

Et glisse le temps.

Ma carcasse cabossée,

Ronronne le moteur,

Mais qui l’entend ?

Chacun sur sa parallèle

Portant haut son drapeau.

L’humanité se perd

Et les étoiles n’en peuvent plus

De briller pour des prunes

Les chats de miauler à la lune,

Fière et impertubable.    

p.s. : ces mots me viennent d’un autre temps de ma vie, mais aujourd’hui, ils me sont revenus…intacts.

04.11.2007

Fin de bitume

Cesser de croire! Cesser d’imaginer

Suivre le fil de la toile moirée.

Fuseaux tronqués, amertume.

J’ai fait le vide de ce que je suis,

J’ai fais le vide de ce que je ne suis pas.

J’ai fait le vide de moi.

Fin de bitume.

La mort est à la vie

Ce que la main est au gantelet,

... même de soie!

02.11.2007

sauvageonne.

De la vertu, elle s’est faite l’esclave

Trempant ses hardes dans odeurs suaves.

Mais ses mains aux griffes rosées

Savent les jeux des chats et des souris.

Butant sur de fins miroirs gris

Son âme s’est enfin engloutie

Dans l’air amer et insoumis.

De la vertu elle a oublié l’obole,

Se noyant dans la voix folle

De la jalouse liberté.

Et ses hardes se parent de cris

Jetés à la face de l’infini.

Homme ! Mets toi pieds nus,

si tu veux la rattraper

dans sa course sauvageonne.

Mets toi pieds nus, Ami,

et que soufflent de ta poitrine

des encens rouges et épicés !

ter la mém

Goutte d’eau fragile

Dans une mer d’encre.

Les yeux en ridelles,

Se centrer sur sa lumière.

Tér la mém, mwin la v’ni,

Tér la mém, mwin va fini.

Le temps pleurniche, inutile

Plus rien à vaincre.

Le cœur en dentelles,

Danser à l’éphémère.

Tér la mém, mwin la v’ni,

Tér la mém, mwin va fini.

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