« 2007-10 | Page d'accueil
| 2007-12 »
11.11.2007
filon d'or.
La Vie est filon d’or qui traverse tout ce qui est. Plonger à travers eau, terre et magma pour se poser dans ce filon, telle est la quête. Et comme ce qui est en bas est en haut, ce plongeon est ascension.
La Vie qui nous traverse est d’unique nature. Ce matin le ciel s’est dessiné des nuages roses liserés d’or et le fier martin m’a regardé droit dans les yeux. Je ne suis pas autre chose que ce regard d’oiseau et cette danse des nuées.
Et se tenir en équilibre, même fragile, même en pointillés, sur cette source qui cogne les yeux d’étincelles, pour s’ouvrir au Vivant. Là est la présence à l’Autre. Là est mon Dieu Vivant. Et si je l’affirme, c’est juste parce qu’ainsi se déroule le fil qui me relie à la Vie.
05:20 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.11.2007
le bourgeon et la mer.
Frêle, encoquillé de terre,
Juste une envie sauvage d’air libre.
S’étire, s’étire et hume le vent.
Juste une envie implacable de ciel.
Le bourgeon se fait arbre.
Et il attend.
Il attend, il ne sait quoi
Mais un souvenir lui commande l’attente.
La mer danse et se plisse de terre.
Juste une envie lascive de faire.
Giclée d’écume à tout vent.
Juste une envie heureuse de chant.
Elle lisse ses gouttes
A l’oranger du soleil couchant.
Et elle chante.
Et sa chanson fascinante invite.
... à une rencontre essentielle.
17:00 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vol
La vie a blessé mon coeur,
Alors je lui ai volé une journée.
Je me suis enroulée dans mes cheveux
Et glisse le temps.
Ma carcasse cabossée,
Ronronne le moteur,
Mais qui l’entend ?
Chacun sur sa parallèle
Portant haut son drapeau.
L’humanité se perd
Et les étoiles n’en peuvent plus
De briller pour des prunes
Les chats de miauler à la lune,
Fière et impertubable.
p.s. : ces mots me viennent d’un autre temps de ma vie, mais aujourd’hui, ils me sont revenus…intacts.
05:38 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.11.2007
Fin de bitume
Cesser de croire! Cesser d’imaginer
Suivre le fil de la toile moirée.
Fuseaux tronqués, amertume.
J’ai fait le vide de ce que je suis,
J’ai fais le vide de ce que je ne suis pas.
J’ai fait le vide de moi.
Fin de bitume.
La mort est à la vie
Ce que la main est au gantelet,
... même de soie!
02.11.2007
sauvageonne.
De la vertu, elle s’est faite l’esclave
Trempant ses hardes dans odeurs suaves.
Mais ses mains aux griffes rosées
Savent les jeux des chats et des souris.
Butant sur de fins miroirs gris
Son âme s’est enfin engloutie
Dans l’air amer et insoumis.
De la vertu elle a oublié l’obole,
Se noyant dans la voix folle
De la jalouse liberté.
Et ses hardes se parent de cris
Jetés à la face de l’infini.
Homme ! Mets toi pieds nus,
si tu veux la rattraper
dans sa course sauvageonne.
Mets toi pieds nus, Ami,
et que soufflent de ta poitrine
des encens rouges et épicés !
10:50 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
ter la mém
Goutte d’eau fragile
Dans une mer d’encre.
Les yeux en ridelles,
Se centrer sur sa lumière.
Tér la mém, mwin la v’ni,
Tér la mém, mwin va fini.
Le temps pleurniche, inutile
Plus rien à vaincre.
Le cœur en dentelles,
Danser à l’éphémère.
Tér la mém, mwin la v’ni,
Tér la mém, mwin va fini.
08:55 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


