03.07.2011
résistance
Tu ne sais pas, petite fille,
Il ne t'a pas dit.
Alors, je te raconte ce qu'il ya,
De l'autre côté de ton monde.
A mon front, perles de pluie,
Couronne d'or.
A mes poignets, liane aurore,
Bracelets d'ambre.
Pour mon île de négresses,
Courbées dans les champs,
Pour mes fils du soleil levant,
Je chante la grâce de la différence.
Bras levés, bénie par ma terre,
J'entre en résistance.
Et je danse jusqu'à la transe,
La honte de ses silences.
Aujourd'hui, je revendique
Comme papillon, ses ailes,
Comme fanal, son étincelle,
Le titre de négresse indécente.
Mappemonde à l'envers,
Dans tes yeux fermés, petite fille!
Et demain, demain tu sauras,
Que l'autre est ta plus belle part.
01.07.2011
Méprise ...
Tu m'enlèves le droit de dire
Ce que je vis, ce que je suis.
Pour ta paix, ta tranquilité,
Pour nourrir ton indifférence,
Tu me veux silence.
Mais c'est ton chemin,
Pas le mien,alors j'écris.
A mes yeux, à l'évidence,
Le silence est le plus grand des mépris.
Alors, je t'écris.
Tu n'as aimé en moi,
Que le regard que j'ai sur toi.
Tu n'as aimé en moi,
Que mon amour pour toi.
Et si la lumière vacille,
A ma maison salie,
Plus la peine, pas la peine,
Pour toi d'être ici.
Tu m'as volé l'espoir
D'être aimée pour moi même.
Je n'en vaux pas la peine,
Pas la peine!
28.06.2011
proverbes pour les petits matins...
La nuit, met feray dan la ravine,
Granmatin, kri son lo lé rouyé.
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Vacoas i pous pas
Sou tonél chouchou.
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Sak i dor sou in pyé d’ri,
Landemin, i march kat pat.
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La mok ou la vidé,
Sa mém out soif.
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Kan le kok i chant,
Zétwal i fann.
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Ne t'en déplaise,
Le Verbe est la Vie.
Ainsi, je suis,
Ainsi, je vis.
23.06.2011
Fleur.
Fleurs de canne
Pointillés outremer,
Ma terre, ma charnière.
Oiseau enrubanné d’or gris,
Chant d’écume absolue,
Mon souffle, ma lumière.
Yeux rieurs, boucles folles,
Clochepied en marelle d’amour,
Une enfant, la Vie.
08.04.2011
la vie et la mort
La vie n’est pas binaire
Oui ou Non
Point ou Trait
Un ou Deux.
Et hurler en silence
La certitude de la danse
Un-plus-Un-plus-Un-plus-Un….
La mort n’est pas binaire
Noir ou Blanc
Joie ou Pleurs
Fin ou Renaissance.
Et attendre pour demain
La soif d’être soi
Entière, unique, essentielle.
Madame la vie s'en allait à petits pas
Tout doux, tout doux...
Monsieur la mort l'attendait avec joie
Tout doux, tout doux...
Une-plus-Un... enfin réunis.
Ce matin petite voix m'a dit :
'Tu ne vis que parce que je t'ai tuée'.
Les hommes appellent cela 'inceste'.
La mort dans la vie, moi je dis.
Ombre en sursis
Rétablit l’infini
De sa part de vie
Anoblie par la mort.
25.02.2011
c'est le temps
C’est le temps des flamboyants,
Des cardinals, du volcan.
Rouge-sang, souffle violent.
Enivrés de leur folie,
Les loups hurlent l’hallali.
C’est le temps des jamroses,
Perles crème au cœur rose.
Ivoire pur, doux calice.
Enchainées par le secret,
Les louves se taisent.
Et ainsi va le monde,
Vent furieux à la proue,
Chant mystique à la poupe,
Pour toujours bercé
Par un leurre de bonheur.
sillon
De ses jours, de ses nuits,
Par le vent, par la pluie,
Il trace un sillon.
Obstiné, rayonnant,
Malgré la fureur du temps,
Il trace un sillon.
De ses yeux, de ses mains,
Par l’oiseau en chemin,
Il trace un sillon.
Pas tout droit comme la bienséance,
Non, pas tout droit.
Pas tout fier comme la conscience,
Non, pas tout fier.
Pas tout creux comme la puissance,
Non, pas tout creux.
Il trace un sillon,
Léger comme une aile,
Sucré comme le miel,
Vrai comme l’eau du ciel.
Un sillon en volutes d’or,
Pour filigraner mon cœur
Du chant de la résilience.
la vie est là
Le temps sort des cadrans, des horloges
M’éclabousse de présent.
La vie est là,
Où on l’attend le moins.
L’impatience écarlate
Me déchire les mains.
Mais la vie est là
Où on l’attend le moins.
Je marquerai les nuits sombres
D’un éclair de jasmin.
Car la vie est là
Où on l’attend le moins.
24.02.2011
quand je t'ai vue...
Quand je t’ai vue dans mes nuits de chimère,
Tranquille et menue, poser ta main sur ma main nue,
J’ai su…
Ta robe jaune pale frisée d’innocence,
Ton dos courbé de toutes les attentes,
Ton cœur forgé de toutes les espérances,
Tes yeux ouverts par le murmure de l’eau ...
Et si la cloche au loin brise la fin de mes contes,
Si le chemin m’est labyrinthe, si la soif me ronge,
Petite fille, mon ombre, ma mie,
Pose encore ta main sur ma main nue,
Pour me faire chanter le monde,
Pour m’enivrer, entière d’hier et de demain,
Dans le bleu d’aujourd’hui.
05.02.2011
par mes mains tendues...
Contre cette peur qui ronge les cœurs nus
Contre ces murs qui blessent et qui tuent
Contre tous ces mots tus,
…je pleure avec toi liberté.
Par ce rêve entrevu
Par ce fil ténu
Par ces riens entendus,
… je chante avec toi liberté.
Pour tes mots douceur
Pour ta vie, ton cœur
Pour toi, mon fils-bonheur,
… je crois en toi liberté.
25.01.2011
écho 31
Dans sa bulle de lumière,
Il vogue vers l'infini.
Il a enfin compris le verbe être.
Être pour oublier la vie.
De sa vérité première,
Il s’est affranchi.
De l’attraction terrestre,
De ses Autres, comme de la peste,
Il s’est affranchi.
Et il vogue, vogue à l’infini
Sa vie sans compromis.
Mais la vie appelle la vie,
Au grand dam de l’infini.
18.01.2011
Dis...
Ses mains jouaient avec la lumière.
Deux ailes de papillon ébouriffant le monde…
Et l’air clair et vivant, m’enchante et me nomme.
Le ciel a grondé toutes mes tempêtes,
Ma terre m’a dit le juste et le beau.
Dans mes mains offertes, sa lumière s’est nichée
En mousse de nuages si blancs,
Que les oiseaux y déposent leurs chants.
L’air, le ciel, la terre, dis, as-tu trouvé mieux ?
L’air, le ciel, la terre et l’eau qui régénère...
Et les questions futiles s’égrainent en rires silencieux.
Dis, où sont passés les Hommes ?
Brins de paille, bouts de ficelle,
Ponts fragiles ou arches fidèles…
Dis, où sont passés mes Autres ?
04.09.2010
un rien...
Les oiseaux affairés
Volent le bleu du ciel,
Mur bruissant de mon rêve fraternel.
Riez et folâtrez, petits papillons !
La chenille s’emmure
Pour vous laisser vivre.
Un rien d’azur,
Un rien de sourire.
Le monde tourne en carrousel ivre
Et la vie danse ailleurs.
14.08.2010
je...
J’ai mangé de la terre.
J’ai bu l’eau du ciel.
Je, n’est plus.
Abandonné au coin d’une rue.
Et si vous dites
Que mes paroles sont folles,
Que tout ça n’est pas réel,
Un matin je me naitrai arc-en-ciel,
Et vous saurez que c’est vous
Qui êtes fous et irréels !
Car je suis ma mère, la terre.
Car je suis mon père, le ciel.
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21.07.2010
apprends-moi
Apprends-moi le chant du songe
Entrouvrant la nuit sombre.
Apprends-moi le rire tonitruant
Cascadant la montagne.
Le feu forge mes mains.
Mais je sais, je sais,
Qu’il y a autre chose
Que ma terre assoupie.
Mais je sais, je sais,
Que le verbe vivre ne se conjugue
Qu’à la lisière du monde.
regard de pierre
Terre en strates,
Opalines, diamant brutal,
L’orfèvre, mains en sang
Gainées de blanc,
S’indiffère au réel.
La vie sinue Terre-Mer,
La vie se damne en pays hamada.
Je ne te crois pas !
Est-il ici question de croyance ?
Pauvres mortels !
J’ai suspendu mes mots sur la corde à linge.
Pantalons, chemises et petites culottes,
Guenilles rapiécées de lumière.
J’ai suspendu mes mots aux ailes du papangue.
Perles d’eau murmurant chant sauvage.
Regard de pierre,
Oreilles murées,
Sidérant la lumière.
Somanké, les mots disent.
Somanké…
15.02.2010
par moments...
Par moments, j’aurais encore envie de dire quelque chose, ici ou là.
Mais qui sait ?
Mon regard se sera envolé avec le nuage qui danse…
Alors, je me tais.
Par moments, j’aurais encore envie de me mettre en colère pour ci ou ça.
Mais qui sait ?
Mon regard se sera embrumé d’altérité…
Alors je laisse ma colère filer.
Par moments, j’aurais envie encore de penser, penser juste et intelligent.
Mais qui sait ?
Mon regard se sera enroulé au bout de ce brin d’herbe… celui là !
Alors mon coco se vide.
Par moments, je veux, je cherche, j’argumente, je fonce, je fais !
Mais qui sait ?
Mon regard se sera fermé à toute autre lueur que cette indicible clarté.
Alors j’ouvre les mains.
ô tectec! ton oeil si rond sur le tohubohu de mon vouloir!
Par moments…
je suis feuille légère portée par le vent, caresse sur l’aile du papillon,
chant d’une goutte cristal. Rien d’autre que le souffle de la vie.
Et Mon Dieu que c’est bon !
11.12.2009
rimes en foot, fric et foutaises...
L’étymologie n’est pas une science exacte. Ainsi, ‘socialisme’ ne vient pas de ‘social’… D’ailleurs on ne sait plus d’où il vient et où il va… mais ce que je sais, c’est qu’en passant il m’a volé mon rêve et mon job. Mon père Noël à moi n’a même pas de quoi s’acheter de quoi s’overdoser. Remarque, il crève quand même.
J’aurais du faire du football ! Sûr que les joueurs, les entraîneurs et colistiers de tout poil, eux ne se posent pas ce genre de question. Par contre, faudra que je paye bien mes impôts, parce que l’équipe de France, ces dieux du stade, font l’honneur de fouler la terre de mon petit bout d’île. Tapis rouge et millions d'euros, têtes baissées à leurs pieds si précieux ! Lamentable ? Oui, socialisme ça rime avec foot, fric et foutaises, quoiqu’en dise le dictionnaire, mes oreilles ou mon cœur. Mais tout passe… même moi, je passais par là.
Au fond, je m'en foot... tant que le tectec me regardera avec son oeil tout rond et chantera à l'envie le vert de la forêt et la douceur de la source. Mais les blogs de con-plaintes sont à la vogue en ce moment.... alors, qui sait? j'aurais peut-être des commentaires inspirés, juste de quoi entrer dans mon coco que j'existe...
Faut pas prendre les canards du Bon Dieu pour des enfants sauvages, quand même !
04:49 Publié dans grains de volcan | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.12.2009
sur la terre...
Sur la terre d’Erythrée
Vogue, vogue la pluie perlée.
Le monde, en chien de fusil,
Ronronne dans les plis
De la mer oubliée.
Il dort sur les ailes blêmes
De la lune abasourdie…
Sur la terre d’Erythrée,
Résonne le tamtam oublié,
Chant d’anges aux ailes repliées.
Vivifiés par le safran vanné,
Corsés d’huile pimentée,
Les cœurs s’épluchent à doigts filés.
Et danse, danse la lune éblouie.
24.11.2009
dans tes mains, un arc en ciel
Epées de papier
Contre moulins à vent.
Mots, pluie douce-amère
S’inscrivent en lignes lumière.
Vois ! Les chevaux ailés
Recommencent à tambouriner !
Et que vive le vent ...
L’absolu est, maintenant.

