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27/07/2014

mon ti bou d'bwa

Mwin té trankil

Finn travers la ravinn,

Trouv in kasiét

Dan in ti trou d'lo.

 

Mon ti bou d'bwa

Kosa twa la fé sanm mwin?

Trapé, déviré, saviré?

Aster, agard koman mi tranm!

 

Mon ti boud'bwa

Alé dan fon laba!

Pangar mi trap a twé

Rienk pou mwin!

Kan la béké

Kan li la dobout
Si galé bord mér
Li la pa kalkilé
Si va béké.

Li la di pou mwin,
Pa pou mwin?
Mé sak va vni
Va vni !

Kan la béké
La pa pés kaval,
La pa zourit la béké.
Sé in foutor d’tectec la béké !

Astér li lé kontri
Alé fé kari
Na rienk la plim
Na rienk lo zo.

In foutor d'tectec la béké!
Somanké in gayar béké
Somanké in mové béké.
Mé sa mém son béké !

 

16/03/2014

la, la la la

Papangue en douceur
S’engouffre dans le vent.
Il vole à la houle
Parfum d’horizon.
Il lance son appel,
Clarté m’aveuglant.
Il lance son appel
Et moi je fonds.

Je fonds dans la houle,
Je fonds dans son chant,
Failles et chimères
Perdues dans le vent.
Parfum d’horizon
Me roule et m’entraine.
Clarté m’aveuglant
Parfum enivrant.

       la, la la la...    

libres, la la,la..

libres, lui et moi.

02/10/2013

en ce 2 octobre...

Sept babas chiffons en rang d’oignons,
Jupes plissées, pantalons pincés.
Décor de sainteté bien campé.

Sept babas chiffons en rang d’oignons,
Déposés dans cadre finement ciselé.
Au rideau levé, la foule applaudissait.

Au rideau tombé, rose pompon fanée.
Six babas chiffons en rang d’oignons,
Jupes plissées, pantalons pincés.

Révérence achevée,maestro envolé.
Babas chiffons abandonnés,
Rang d’oignons désordonnés.

Insondable vertige légué
Par le miroir explosé à jamais.
Et offrir, en amblyopes parfaits,
Bienséances glacées,
En refuge au cœur chiffonné.

Et toujours revenir boire le poison versé,
Redevable d’un amour jamais donné.

22/09/2013

dans mon coco ce matin...

Toutes ces belles phrases que mes yeux glanent sur la toile....

Tant et tant de sentences posées dans tous les recoins de mon coco!

Des balises offertes pour être mieux avec soi, être plus humain avec les autres.

J'ai construit mon chemin avec ces perles d'or ou de sable cueillies sur le chemin de mes autres.

Mais je déambule parmi ces fleurs, et elles me disent un chemin de bruyère sans terre.

Je les reconnais et les prends avec reconnaissance, mais elles n'apaisent pas la soif de mon cœur.

 Mon coco bouillonne,ne reste rien que des bulles...Penser par soi-même, c'est si difficile!

 

Je cherche ma terre.

Dans mon coco ce matin,trois ancres se sont fichées.

Des personnes m'ont fait naître. A moi de me créer!

La souffrance reçue me réveille , l'Amour m'éveille.

Attendre le meilleur des autres, c'est reconnaitre le meilleur en eux.

 

Dans mon coco ce matin, petite voix m'a dit ...

D'oublier d'être moi,

   pour la joie d'être soi, fondue dans l'air, le ciel et la terre....

     tout simplement.

 

proverbe aborigène.jpg


Alors, oui, je cherche  ma terre.

 

21/09/2013

sillon doré

Il me manquait une image pour reprendre ce que j'avais écrit et le faire mieux chanter.

Je l'ai trouvée...



De ses jours, de ses nuits,

Par le vent, par la pluie,

Il trace un sillon.

Obstiné,  rayonnant,

Malgré la fureur du temps,

 Il trace un sillon.

De ses yeux, de ses mains,

Par l’oiseau en chemin,

Il trace un sillon,

Pas tout droit comme la bienséance,

Pas tout fier comme la conscience,

Pas tout creux comme la puissance.

Il trace un sillon,

Léger comme une aile,

Sucré comme le miel,

Vrai comme l’eau du ciel.

Un  sillon en volutes d’or,

Pour filigraner mon cœur

Du chant de l'espérance.


... parce que l'indifférence ne peut être la seule alternative pour se protéger et lutter contre la souffrance, sinon, ce serait vraiment trop triste... enfin... c'est ce que je pense, donc cela ne vaut que pour moi bien sûr!

28/07/2013

évocation.

Le banc plein de sable,
La houle sur la table,
Les yeux à l’horizon.

La vie mise en cage,
La main sur la page,
S’envole en papillon.

Déplier marbre,
Respirer fibre,
Douce émotion.

Bruissement  d’arbres,
Ailes claires et libres,
Délaçant les bourgeons.

Et s’emplir d’or et de sève,
De ciel et de  rêves,
Devenir oisillon,

... à l'école du vivant.



24/07/2013

l'esprit à la fête.

 

L’esprit à la fête,

Le corps qui cliquette.

Transmission n’est pas partage

Et me met le cœur en cage.

Me cédant en tendresse

Mes aujourd’huis fanés

Pour des demains promesse,

Mes autres aspirent pour eux,

Mon eau et ma lumière,

Offrandes pour un ciel bleu.

Et je rejoins mon pays tristesse.

Encore me brûler de cigarettes

Pour étouffer les cris de ma vie qui se jette.

Mais me reste Bon Dieu Vivant

Pour remplir mon présent

D’eau vive et de douceur.

Il ne me chante pas demain bonheur,

Juste mon pas léger dans l’aube qui danse.

Il me fait tectec-souffle envolé au vent,

Et je repars vers mes autres

Leur chanter la vie devant.

21/07/2013

le soleil et l'arc-en-ciel.

Eclairer le monde,

Donner ou laisser prendre,

Mais briller pour eux.


Conjuguer les lumières

De l'eau et de l'air,

Et faire un arc-en-ciel.


Entre le soleil et l'arc-en-ciel,

Le choix de l'Autre,

Et la douceur d'être deux.


Et j'ai posé la tête sur ton épaule,

Pour remercier le ciel et la terre,

De m'avoir chanté la vie et son symbole.

14/07/2013

conscience ou expérience?

mafalda_errare_humanum_est.jpg

                                            ... perseverare diabolicum!

 

je sais maintenant que gommer cette erreur

ne fera ni trou, ni tâche sur aucune page.

hé! tout doux, tout doux!

criez pas au loup ou à l'ignoble chantage!

me reste encore la lâcheté comme ressort de vie.

et c'est pire que la poix pour me scotcher ici-bas.


mais j'aimerai tant, être brave, un vrai petit tectec, juste une fois,  juste comme ça...

Vole vole petite aile
Ma douce, mon hirondelle
Va t'en loin, va t'en sereine
Qu'ici rien ne te retienne
Rejoins le ciel et l'éther
Laisse-nous laisse la terre
Quitte manteau de misère
Change d'univers
Vole vole petite sœur
Vole mon ange, ma douleur
Quitte ton corps et nous laisse
Qu'enfin ta souffrance cesse
Va rejoindre l'autre rive
Celle des fleurs et des rires
Celle que tu voulais tant
Ta vie d'enfant
Vole vole mon amour
Puisque le nôtre est trop lourd
Puisque rien ne te soulage
Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l'as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t'envoler
Vole, vole petite flamme
Vole mon ange, mon âme
Quitte ta peau de misère....


16/06/2013

écho 32

 

Pour toutes ces choses que tu me donnes sans que j’aie à demander.

Pour mon cœur qui bat à la lumière caressée par les fleurs de cannes.

Pour la nuit et le jour, le vent et la pluie, l’eau de la rivière.

Pour les couleurs de mon île, qui me brûlent la peau et les yeux.

Pour tout ce vert et ce bleu du ciel dans lequel tu me baignes et qui me font grande et belle.

Pour tous ces sourires attrapés au vol de la rue obligée.

Pour ta force qui coule dans mes veines et me dénoue du bruit du monde apeuré.

Pour les pardons que je n’arrive pas à donner et que tu donnes pour moi.

Pour la vie que tu fais chanter en moi au plus fort de mes abandons.

Pour cet instant de paix posé à la lisière de moi et qui recoud mes déchirures.

Merci, pour ce que je suis et ce que je ne suis pas,
Parce qu’ainsi est ta volonté, ainsi est mon chemin.
Qui tu es, je ne sais pas, je ne cherche plus.
Je sais juste que tu es là, et que c'est bien comme ça.

...parce que ce matin j'ai reçu la douceur du Cantique des créatures de Saint-François d'Assise.

15/06/2013

le silence des mots

Le monde indiscret
Se penche sur mon silence
Et l’habille d’apparences.
Mon Dieu ! Que n’existes-tu
En chair de mes silences !
La lune douce s’est tue.
La brise souffle sur ma joue
Des torrents de mots fous.


-Tais-toi et je te pardonnerai ce que je ne peux t’offrir.
-Parle-moi et je te pardonnerai ce que tu ne peux m’offrir.

« La vérité, ce sont des yeux et des mains qui brûlent en silence. »
La présence pure-Christian Bobin.

07/05/2013

avenir

Quand tout me sera fini,
Le visage nettoyé d’étincelles,
Je  me mettrai en chemin
Les mains ouvertes à la vie.

Quand tout me sera fini,
J'affranchirai tous mes dénis
D’une seule trace douce et fière :
Un homme chantant la terre.

16/04/2013

la danseuse pétrifiée

S’est perdue dans mes souvenirs
Une petite fleur chimère
Lancinante comme un appel.
La nuit incruste les os
Du ciel qui passe,
De chants d’oiseaux.

Tes yeux affolés de saintes images
Tournoyant de tous tes mirages,
Bras abandonnés à l’horizontale.
Et vivre sur la pointe des pieds
Pour ne pas faire injure
Au soleil renaissant.

Danse encore, petite sœur,
Que je t’invoque comme la vie
Echappée de la cage des oublis.

06/04/2013

grand-père

Je me reconnais de toi

Grand-père bâtard-communard.

Histoire à jamais marronnée,

Sonnant dans mon sang-volcan.

 

Je me reconnais de toi

Grand-père inconnu-décalé,

Oubliant sa fille par terre

Aprés l'avoir fait voler dans les airs.

 

Je me reconnais de toi

Grand-père rêveur-insoumis,

Tant l'alcool aspiré dans ta déveine

Coule dans mes putains de veines.

 

Je me reconnais de toi,

Et peu importe les dénis

Des générations abruties.

Ton alcool m'ennivre de joie,

Et je te chéris.

à vous-zot'

Tranchez-moi la main

Que je ne vole plus mes mots

A mon histoire défaite!

 

Voilez-moi les yeux

Que je ne brûle plus mon âme

A votre cruauté juste et sereine!

 

Mais le sourire de mon coeur,

Simple écho de la vraie vie,

A chaque matin arraché,

Ne vous appartiendra jamais.

 

Que tourne la terre

A l'endroit, à l'envers,

C'est mon fils, mon ciel infini.

Et ça, c'est définitif.

29/10/2012

sak lé dos

Sak lé dos pou mwin
La pa dos pou twé.
Mém pa bon
Pou serv an payason
Dovan la port in dalon.
Mém pa fiér
Pou serv an sombli
Si la tèt in frér.

Lo kér an filas
I étinn la ras
Fanm dovan
Kavalié dériér.
La kuit an siro
La vers la mélas
Pou rann mon zistwar
Bon Dié pli nwar.

Sak lé dos pou mwin
La pa dos pou twé.
Sak i sant pou mwin
Kri tro pou twé.
Lo mo la pa ékri
Lo mo la vni.
Sakinn son sakinn
Sakinn son vi.

Sak lé dos pou mwin
La pa dos pou twé.
Sak lé dos pou twé
La pas dos pou mwin.
Sakinn son sakinn
Sakinn son vi.
Lé pa dann modékri
Kan Bon Dié va vni.

créole

Ses mains dansent à l’orientale,
Sa tête se carre à l’occidentale,
L’Afrique scande ses entrailles.

Drapée dans sa yaberie animale,
Bercée au chant de sa terre,
Ferme les yeux, penche son âme.

Créole distillée gouttes-volcan,
Jusqu’au bout de son sang.


21/10/2012

j'entends...

La nuit bleuie

Aux étoiles perdues,

L'avenir qui se fêle

A la voix qui gronde,

L'air qui s'envole

Des fruits partagés,

Le regard étonné

Sur les matins blanchis,

L'arbre courbé

A la fleur qui éclot,

J'entends leurs chants,

Je n'ai plus les mots...

12/08/2012

action humanitaire

Rivé à son chant intérieur
Chacun dans son monde dément.
Et enfouir sous des mercis arrachés,
La ronde macabre de son vide-âme.

Le Bien puise son pardon
Aux yeux d’enfants assoiffés de lumière.
Le trône est pour le roi,
La poussière, pour le mendiant.

Ainsi va la vie.
Bouts de papier sacralisés
Envahissant la terre.
Le froid du métal plus coté
Que la douceur d’un regard.

Ainsi va la vie.
Le Nord et le Sud
Cisaillés par la vertu.
Loin du feu ardent brûlant les vestiges,
De la charité maquillant l’injustice.

Que le vent sèche mes larmes,
Ta douleur est mon amie, petite sœur.
Le seul bien que je ne t’ai pas volé.
Je la console de mes mains nues.

‘Géographie du désordre’,
Ma rage et mes poings,
Ma lave et mon impuissance,
En action humanitaire.