17.11.2009
encore!
Aujourd’hui, j’avais envie de chanter mon île. La chanter en hurlant à la face du monde. Mais les mots et les chants ne sourcent plus de mon cœur dévasté, écho-silence à mon âme salie. Et puis, j’ai retrouvé une petite révérence que je lui avais offerte en 2006. Mon île fragile, ma terre vanille et volcan. Cette Ile de La Réunion, grain de beauté, posé sur l’océan comme promesse de Vie, m’a faite ce que je suis. A ses montagnes inspirées, à ses ravines sauvages, à sa brise sucrée de fleurs de cannes, à sa brume bleue, son aurore rosée signant le ciel à nos yeux, à sa présence dressée, en offrande aux hommes, je me dois de sourire ....
encore!
Grain de beauté sur les reins de la mer
Tu t’es réveillée alanguie un matin,
Sous les caresses de l’océan malin.
Bulles d’écume à tes pieds,
Chevelée de tamarins ébouriffés,
Liane aurore ornant tes poignets,
Tes seins neige et fournaise
Voilés de brouillard bleuté.
Demoiselle réjouissant le ciel
Tu souriais aux marins vagabonds,
Vierge offerte en sauvage fierté.
Mais tes premiers amants
Ont foulé brutalement ta douceur,
Et tu as accouché dans la douleur
D’enfants toutes couleurs.
Mais tes derniers amants
T’ont consacré idole de consommation,
Tes jambes soyeuses gainées de goudron,
Vapeurs noires enchaînant tes chevilles,
Tes mains alourdies de pacotilles.
Ecoute, écoute, ma princesse bafouée!
De leurs talons nus sur ta peau nue
Tes fils et tes filles rythment
Le battement sourd de ton cœur-volcan.
Ils nimberont ton corps rebelle
De perles nacrées d’arc en ciel.
Et tu te dresseras
Pour raconter au monde
La véritable beauté,
De la créolité !
27.10.2009
concession.
Sur la toile de non-vie,
J’ai semé grains de désordre,
Scandé soif de mordre,
Apprivoisé en silence mes envies.
Sur la toile de non-vie
J’ai cueilli un amour, une amie,
Des étoiles de lumière,
Pétillantes d’eau claire.
Nacre et politesses,
J'ai replié les on-dits
Dentelles de pardons,
Mes derniers atours.
Sur l’horizon de mes jours,
J’ai construit forteresse,
Amour en concession,
Tamtam souffle de vie.
Sur l’horizon de mes jours,
Tu danses et entrelaces
Arc-en-ciel à mes yeux.
Tectec vu de face.
Et d'abandons en résistances
L'amour en conscience,
Aux chants d'oiseaux concédés,
Berce, berce la vie entêtée...
06:53 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.08.2009
absence.
Mon nom en partance,
Numéro par voie postale,
L’amer en cadence,
Glace mon cœur de nuit.
Ma chair en violence,
Noirs écheveaux en dédales,
Dépouillant mon innocence,
La colère est mon fruit.
Ma main abandonne la danse,
Béance en seul capital.
Débris de ma survivance,
Mon esprit s’enfuit.
Entre les mots gardés au chaud,
Entre les points, berçant silences,
Ma vie, miroir aux arrogances,
Brisée en mille morceaux.
Absence...
25.08.2009
l'équité.
L’équité a mis ses jumelles de borgne,
L’œil gauche tout transparent.
La colère ronge au-dedans,
Comme l’acide entre les pavements.
Mais ça fait pas blanc,
Ça fait rouge violant.
Debout ? Se lever, en vérité ?
Mais comment finir ce qui n’a pas été commencé ?
La morale a mis les voiles,
Parabole s’aveuglant de néant.
Pour tout solde, la brûlure en volcan,
Toujours à ronger les sangs,
Toujours offerte en dedans.
Mais sacrifier contes bleus au devant.......
18.07.2009
la vie.
Petite fille épépinée,
Aux ailes broyées
Dans un bocal de verre.
Goute d’or enflammée,
Aux vérités perdues
Dans du plomb malaxé.
Oiseau contre-note,
Arabesque suspendue
Dans un ciel béant.
Et ta main sur mon ventre,
Dérive éclatante,
Puise sève et racines
... la vie.
09:28 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.07.2009
l'oiseau.
Au creux de la vague-tourment,
L’oiseau berce son chant.
Alourdi d’or et d’écume,
A ses ailes il allume
Clair fanal de l’aube.
Au feu de la lave-volcan,
L’oiseau blesse son chant.
Epure inaccessible et fière,
De son bec il lacère
La colère du monde.
A la source-ferveur d’un flamboyant,
L’oiseau offre son chant.
A mon front chancelant
De mes doigts tremblants
Il signe promesse d’eau vive.
Par sa liberté, sa fierté d’être,
L’oiseau est devenu sa quête.
Et il chante ! Toujours !
Et mon regard se laboure
En espoir de son amour.
04:47 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.06.2009
écho 30.
On s’embrume dans la toile.
Soi frétille.
Je s’embrouille dans les fils,
Et tombent les masques.
Buck Ingham fait ses grâces.
Il braille à la lune,
Pour concéder au temps qui passe.
Dans l’air cajolé de senteurs,
La vie glisse et fredonne.
Elle tisse.
Et toi, que fais-tu ?
19:44 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.06.2009
pffffffffft!
Même Dieu, ils l'ont fait masculin, alors....
Enfin, subtilité, j'aurais pu dire homme, et Homme aussi....
quoique... suis toujours pas là-dedans, moi!
Et mon ange, sous ses dehors de sainte-nitouche, aucune trace d'Eve, hein!
Reste plus qu'à aficher son masque de bimbo, pute ou sainte-mère?
pffffffffffffffffffffffft!
04:24 Publié dans grains de volcan | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.05.2009
les mots...
Les mots en prière,
Les yeux en clairière,
La lune en pente douce
Vers l’infini des cieux.
Et la vie se trémousse
Au bord d’un monde creux.
16:54 Publié dans cailloux, joujoux...zou | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.04.2009
Femme.
Au commencement, étaient ...
Jésus, Boudha ou Allah ?
Yemaha, Marie ou Sarah,
Isis, Madeleine ou Etinéka...
Elles étaient déjà là !
Femme, faut être deux,
Pour que soit Dieu.
Pourquoi l’as-tu oublié ?
Abandonnant l’oméga
De tes courbes, de tes creux,
Au diktat du tout droit.
Femme, faut être deux,
Pour trouver Dieu.
Si la harpe ne vibre pas
Aux caresses de la lune bleue
Qui lui souffle des silences,
Le plus grand virtuose reste muet.
Femme, faut être deux,
Pour aimer Dieu.
C’est l’horizon qui le dit,
Les courbes et les creux
Mènent à Dieu.
Et l’homme, en pourpre, blanc,
Ou gris, n’y peut rien.
Alors, chante, ma mie. Chante !
04:06 Publié dans grains de volcan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.04.2009
vivre.
Un jour qui s’ouvre, page blanche.
Mots en pleins et déliés.
Déliés de certitudes, déliés du vouloir.
Mots dessinés.
Justes dessinés en filigrane
Au bord du qu’est-ce-que vivre.
Si toujours tu mets
Un oiseau à mes yeux levés,
Un sourire entendu
A la feuille qui se tend,
Aujourd’hui et Demain
Pour laver le passé,
Deux âmes assoiffées
Baignées de parfum.
Si tu mets tout cela, Bon Dieu,
Sur la trame de mes jours,
Qu'est-ce que vivre...
Cette aube qui trille,
Graine de tamarin,
S'entêtant en pointillés verts.
Le chant de ta terre!
04:57 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.03.2009
vacance
L’aurore rose et dense
Biffe la suffisance
De la raison endimanchée.
Peau suspendue entre ciel et onde,
J’interroge l’âme du monde,
Zébrée à blanc par la beauté oubliée.
Et les mots désœuvrés filent
Colliers de pacotille
Sur la trame de mes jours légers.
04:31 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
et un matin...
Filaos accroché à flanc de ravine
Noueux de concentration sur sa sève.
Génération hurlante d’incognito,
Espérance catapultée au bout des doigts.
Au bord du monde,
L’oiseau chante en plein vol,
Hélant la terre et les hommes,
Brisant leurs évidences.
Et se devine la présence à soi
En spirales merveilles,
En gerbes entortillées
Dans les chemins de partage.
Et je te ferai princesse,
Fendant rideau de pluie,
Toutes voiles ébouriffées
Par la magie d’un sourire agenouillé.
11.02.2009
écho 25.
Plus rien n’est subversif !
Il n’y a plus rien à renverser.
Resterait la colère brute, animale,
Se délectant comme hyène après carnage.
Resterait la renaissance, innocente,
Grignotant les images volées au présent.
Resterait un sourire, en misouk,
Luciole se taisant devant l’aurore.
Je n’ai pas choisi.
Mutinerie de l’impermanence,
Je suis présence d’un instant,
Luciole se taisant au matin.
03:33 Publié dans grains de volcan | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.02.2009
mon ange a fait des siennes...
Quand les mots me viennent,
Mes mains dansent sur ta peau,
Point-virgule et guillemets.
Et les dictionnaires perdent leurs volumes,
Et le ciel caracole en nuées-plume.
Pourquoi chercher Dieu
Ailleurs que dans le monde
Puisqu’il s’est incarné pour nous ?
Catapultée par-dessus les ombres de mon ego,
La douceur d’être là, dans la volonté de la lumière.
La mer écrit le sens, bien mieux que mes mots.
Ecoute là chanter, mon bonheur grain de vie.
Je disparais dans ses flots.
Oh ! Je disparais dans ses flots,
Quand ma peau touche ta peau !
Et le monde s’ouvre à l’infini d’une goutte d’eau.
Demain, je serai Autre.
Demain, je serai Toi.
Un peu... Peut-être...
04:18 Publié dans cailloux, joujoux...zou | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.02.2009
pourquoi.
Pourquoi tant de mots
Alignés en barricades,
Alignés en sang d’encre ?
Pourquoi toutes ces phrases
Affutées bistouris,
Cisaillant la Vie ?
Ne sais-tu pas
Que la chienne devient louve,
Au sourire entrevu ?
Ne vois-tu pas
La plaine caresser la montagne,
S’affamant de lumière ?
Ce matin, le vent gronde,
Balayant les arabesques
Et creusant l’onde.
Et tangue la mer
Dans mon esprit repu.
Et cascade mon cœur
Dans les sentiers battus.
Pourquoi tous ces mots
Alignés en soldats de plomb,
Alignés va-t-en-guerre ?
Pourquoi toutes ces phrases
Affichées, ciselées
A l’encre de tes leurres ?
Les oiseaux se sont tus.
Un regard aura suffit
Pour raconter la Vie.
03:40 Publié dans grains de volcan | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.02.2009
écho-onde...
Quelle présence quand les regards ne rencontrent pas les corps, quand les gestes sont taris, quand les mots sont partis ?
La présence du souvenir ? Statue décorée au fil des jours qui passent, avec les couleurs du vent qui nous berce ou nous brise...
Une seule lettre entre ‘je sais’ et je suis’… Une seule lettre qui porte la Vie.
Mais reste quelque chose de ténu, insaisissable dans sa fragilité, qui parle de la rencontre après la présence... un petit sourire de rien du tout qui vogue dans le ciel, juste au bord du monde, juste au bord de mes yeux...
Oui, la présence offerte, pour un jour, un matin, ne sait plus s’en aller. Elle vibre et construit ma réalité, devenue atome de mon regard.
03:54 Publié dans la forêt | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.12.2008
le ciel a mis sa robe de fête
Le ciel a mis sa robe de fête
Et l’orchestre est prêt.
Sans tambours ni trompettes,
En dedans, il est prêt !
Et chante la Vie
De mille gosiers réunis.
Bulles de mots,
Envolés de mon coco.
Nuages en feu d’artifice immaculé
Dansent sur tapis bleu.
Sans complexe, en ponctuation parfaite,
Cardinal, rouge enflammé.
Le ciel est à la fête,
Fallait juste lever les yeux
Pour renaître à ma patrie.
Heu... Ma matrie ?
Non! Sourire suffit !
04:29 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.12.2008
écho 22
Comme la rose méprisant le fumier qui la fait éclore, tu vitupères contre ceux qui plient sous le joug du Travail. Mais sans le sang et la sueur de ces travailleurs hébétés et populeux que tu maudis, qui te fera paravent doré pour que tu puisses exalter le juste, le pur et le beau ?
Comme un Attila avec ta horde de ceux qui savent, tu craches sur ceux qui font. Au nom de ton Dieu et de ta Vérité, tu tranches les mains qui s’usent à créer ton confort, sous prétexte de montrer aux aveugles la vilénie du système.
Là, je ne puis te rejoindre.
La force de ma Foi...
caresser l’âme des damnés de la terre,
hurler de leurs souffrances,
offrir mon âme-cloaque à mon Bon Dieu,
et entendre dans la cacophonie
des oubliés de la Beauté,
le chant des ailes d’un papillon.
Kom ki dit, Crapaud i wa pas son bav i coule dannn lo li trann boire, solman Tang i san son zépine. Lé dé, zenfant Bon Dié.
Mais je ne suis qu’une oiselle...
03:27 Publié dans grains de volcan | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.12.2008
dans la forêt ...
Dans la forêt des Lianes
Symphonie de cascade.
Souffle coupé de lumière vive.
Mon Dieu !
La lune ruisselle dans sa robe de brume.
Alors il recueille du bout de ses doigts
Les mots filant en perles sur mes joues.
Mon Dieu !
Poisson cru, letchis grains de miel,
Quadrille tissé de ciel bleu,
Silence de feu.
Mon Dieu !
Mon Dieu !
20:13 Publié dans la source | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

